Affichage des articles dont le libellé est Risques psycho-sociaux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Risques psycho-sociaux. Afficher tous les articles

vendredi 29 octobre 2021

Le Petit Confiné N°7

 


Actualité sociale oblige, les numéros du Petit Confiné se suivent.

Voici le 7ème numéro consacré essentiellement aux revalorisations de régime indemnitaire qui commencent ce mois-ci.

 Téléchargez le 7ème numéro du Petit Confiné

Lisez-le. Partagez avec vos collègues. Et faites-nous remonter vos avis, questions, propositions d’amélioration …





 

 

lundi 8 février 2021

Prévention télétravail : Pourquoi la visioconférence met-elle notre cerveau K.-O. (et comment riposter) ?


Incontournables depuis le début de la crise sanitaire et la généralisation du télétravail, les discussions vidéo sont source d'épuisement mental. En cause, notamment, le manque de communication non verbale lors de ces échanges.

Une réunion d'équipe sur Teams à 10 heures, quatre "conf-calls" avec des clients dans l'après-midi, sans oublier le Skype en famille à 19 heures pour fêter l'anniversaire du petit dernier… Avec la crise sanitaire, la visioconférence s'est imposée dans notre quotidien. Au printemps dernier, elle est même devenue incontournable pour maintenir le lien social dans nos vies confinées.

Mais depuis, les apéros Zoom ont laissé place au phénomène de "Zoom fatigue"*, un sentiment d'épuisement face à l'accumulation de ces réunions virtuelles. Car outre la fatigue visuelle, liée à la fixation prolongée d'un écran, la visioconférence est surtout génératrice de fatigue mentaleexplique à franceinfo Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives. Et pour cause : une discussion vidéo exige beaucoup plus de concentration qu'un échange en face à face. Mais comment l'expliquer ?

Un manque de signes non verbaux

D'abord, par la difficulté de s'appuyer sur le langage corporel des interlocuteurs. Lorsqu'on est en présence de quelqu'un, un hochement de tête lui indique par exemple que nous l'écoutons. La posture et les gestes peuvent quant à eux traduire notre envie de prendre la parole. Autant de signes non verbaux, souvent inconscients, qui "facilitent la compréhension claire des messages et des intentions lors d'une interaction", mais moins nombreux en visioconférence, analyse pour franceinfo Marie Lacroix, docteure en neurosciences. Difficile en effet de discerner les gestes d'une personne en appel vidéo si sa caméra est cadrée au niveau des épaules. "Et puis, pour éviter les bruits parasites, on a tendance à couper son micro quand n'a pas la parole, ajoute Marie Lacroix. Alors on détecte encore moins de signaux."

Le cerveau doit donc davantage se concentrer pour s'appuyer sur d'autres indicateurs, comme le ton de la voix ou les expressions du visage. Mais même avec une connexion internet optimale, la technologie restitue toujours ces informations avec un léger décalage, et complique encore la tâche pour notre cerveau. C'est ce que Nawal Abboub appelle "la désynchronie".

"C'est un décalage qui se calcule peut-être en millisecondes. Mais c'est suffisant pour demander un effort supplémentaire au cerveau pour qu'il reconstruise la réalité."

Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives à franceinfo

La réduction et la mauvaise qualité des signaux "nous oblige[nt] à être plus attentifs pour suivre et prête[nt] à des moments de confusion dans la conversation", confirme Marie Lacroix. La visioconférence perturbe ainsi la fluidité et le rythme de l'échange, soulignent les deux spécialistes. Vous avez d'ailleurs certainement déjà rencontré cette situation : un silence s'installe soudainement dans la discussion vidéo, et provoque en quelques secondes un sentiment de gêne chez vous et vos collègues, avant que deux d'entre eux ne prennent finalement la parole en même temps. 

"La distribution de la parole dans un groupe est réglementée de manière inconsciente, grâce aux signes non verbaux. En visio, il devient donc très difficile de trouver un rythme spontané."

Marie Lacroix, docteure en neurosciences à franceinfo

Surtout, les appels vidéo nous privent de "la synchronicité dans l'échange des regards", rapporte Marie Lacroix. Pour donner l'impression à son interlocuteur de le regarder dans les yeux, il faut fixer la caméra, ce qui empêche de facto d'observer sa réaction en même temps sur l'écran. En visioconférence, chaque participant a donc plutôt tendance à maintenir le regard sur l'écran, n'observant pas directement les autres dans les yeux, mais uniquement leur rendu filmé. Or, lors d'une discussion, le contact visuel avec autrui permet de stimuler le système attentionnel et de renforcer la mémorisation. Ainsi, face à une vidéo où un individu s'exprime, "notre attention est davantage attirée lorsque la personne qui parle donne l'impression de nous regarder environ 30% du temps", indique Marie Lacroix, citant une étude menée par deux universitaires britanniques*.

Plus étonnant encore, l'absence de contact visuel est interprétée par le cerveau comme "un évitement du regard", note l'experte. Cette réaction inconsciente et automatique donne "l'impression que la personne est sur la défensive ou inattentive", détaille-t-elle. De la même manière, les retards de son et d'image provoquent une interprétation négative des interlocuteurs. En 2014, des chercheurs allemands ont montré qu'un décalage de 1,2 seconde pouvait suffire à être perçu comme moins amical ou moins concentré*.

Quand l'écran devient miroir

Si la visioconférence bouleverse la perception des autres, elle modifie également le regard porté sur soi-même. Se voir à l'écran pendant la discussion avec les autres joue sur l'anxiété et la fatigue mentale. "Quand vous êtes en visioconférence, vous savez que tout le monde vous regarde. Vous êtes comme sur scène, ce qui provoque une pression sociale et l'impression que vous devez jouer", souligne Marissa Shuffler, enseignante en psychologie organisationnelle à l'université américaine de Clemson, auprès de la BBC*. En plus de devoir gérer la conversation, l'esprit n'a de cesse de se demander quelle posture adopter ou de se focaliser sur son propre visage.

Et dans le contexte actuel, où les espaces professionnel et personnel ne font plus qu'un, le cerveau est d'autant plus à l'affût de la moindre situation génératrice de malaise face à nos collègues : et si l'un des enfants faisait irruption dans le champ de la caméra ? Ou que le chat grimpait sur le bureau ?

"Vous mettez votre cerveau en double tâche : vous vous concentrez à la fois sur la personne à qui vous parlez et sur vous."

Nawal Abboub à franceinfo

"Or, le système attentionnel ne traite pas les informations en parallèle, mais en série", ajoute la spécialiste. Et chaque aller-retour entre votre visage et celui de votre interlocuteur est énergivore. "L'attention que vous allez prêter à votre image dépend aussi de la personne en face de vous, précise toutefois Nawal Abboub. Quand vous discutez avec un collègue, un collaborateur ou un supérieur, vous n'êtes pas sur les mêmes niveaux de ressources." 

"Où est Charlie ?"

La situation se complique encore quand les participants à la réunion sont nombreux. Le mode galerie, où les visages apparaissent dans de petites vignettes, est difficile à gérer pour le cerveau. "C'est comme si on devait jouer à 'Où est Charlie ?'", illustre Marie Lacroix. "On peut capter des choses assez générales, voir si l'audience a l'air réceptive ou se désintéresse, mais c'est plus difficile de prêter attention à chacun", nuance-t-elle. Sans compter qu'un appel vidéo ne se résume pas à un écran avec un ou plusieurs visages. "Il y a aussi un tchat sur le côté et des notifications peuvent apparaître, détaille Nawal Abboub. Il y a beaucoup de sources de distraction et ça rend l'espace encore plus difficile pour se concentrer."

Devant cet afflux d'informations, le cerveau se met donc en "attention partielle continue", analyse National Geographic*, et jongle avec une multitude de tâches, sans se concentrer pleinement sur l'une d'elles. Comme si vous essayiez de cuisiner et de lire en même temps, relève le média.

A cela s'ajoute qu'avec la crise sanitaire, des moments de vie, d'ordinaire séparés, sont désormais tous réunis en visioconférence. "Imaginez que vous vous rendiez dans un bar, et que dans ce même bar, vous discutiez avec vos professeurs, rencontriez vos parents ou organisiez un rendez-vous amoureux. C'est exactement ce que nous faisons en ce moment [en visioconférence]", avance Gianpiero Petriglieri, enseignant à l'Institut européen d'administration des affaires, auprès de la BBC.

"Le travail à distance nous impose un monocanal qui est l'ordinateur."

Marie Lacroix à franceinfo

"La fatigue mentale est générée par l'accumulation du temps passé sur une même tâche", expose l'experte. Même en jonglant avec des réunions professionnelles et des appels vidéo entre amis, l'activité reste similaire et suscite donc de l'épuisement. D'autant plus si les participants sont peu actifs lors de ces visioconférences. "Cela peut paraître contre-intuitif, mais rester passif [face à un ordinateur] est encore plus demandeur d'énergie", ajoute Nawal Abboub, comparant cette situation au travail "très fatigant" des professionnels de la vidéosurveillance qui scrutent en permanence des écrans.

Gare à la "visionite"

Alors comment se prémunir de cette fatigue ? Pensez d'abord à faire des pauses visuelles. "Toutes les vingt minutes, il faut lever les yeux de son écran et regarder à vingt mètres devant soi pendant vingt secondes", recommande Marie Lacroix, qui a cofondé Cog'X, une agence de conseil en sciences cognitives auprès des entreprises. Autre possibilité : fixer des créneaux de réunion plus courts pour laisser un temps de récupération. 

Exit aussi l'utilisation systématique de la caméra. "On peut l'allumer au début de la réunion, pour prendre des nouvelles des autres, garder ce moment d'interactions, suggère Marie Lacroix. Puis la couper quand on entre dans des aspects plus techniques de la discussion afin de permettre à chacun de se concentrer sur le contenu."

Pour compenser l'absence d'une partie des signes non verbaux, Nawal Abboub, cofondatrice de l'agence de conseil Rising Up, propose de "jouer davantage sur la voix" ou d'"amplifier les gestes du visage" pour capter l'attention de l'auditoire. Etablir des règles explicites permet par ailleurs de fluidifier les échanges : lever la main pour prendre la parole, poser les questions dans l'espace de tchat.

"Il ne faut pas non plus tomber dans le syndrome de la visionite", poursuit Nawal Abboub, qui incite à alterner avec d'autres modes de communication. "On peut aussi s'appeler par téléphone, s'envoyer des messages, travailler sur des documents partagés", détaille-t-elle. Selon l'experte, le meilleur conseil pour s'adapter reste d'apprendre à "connaître la manière dont notre cerveau fonctionne""Ce n'est pas un ordinateur qui sait faire fonctionner Powerpoint et Excel en même temps", sourit la scientifique.

* Les liens marqués d'un astérisque renvoient vers des articles en anglais.

Source : France TV Info

jeudi 22 mars 2018

Comité technique du 14 décembre 2017 : interventions CGT et compte-rendu

 Ordre du jour du Comité technique du 14 décembre2017 :
Avis : création de la direction de la transformation numérique et citoyenne
Avis : évolution de l’organisation de la direction générale de l’organisation, du pilotage et des ressources humaines : étape 2
De longs mais très importants échanges entre la CGT et la Région sur la création de postes pour la mise en oeuvre du Plan d'action Travailler et Vivre Ensemble.

 
Avis : évolution de l’organisation de la direction générale de l’éducation, de l’égalité des chances et de la vie citoyenne
Avis : astreintes concernant la DLAE
Avis : désignation d’un CIL
Information : mise en place de la loi de déontologie
Questions diverses de la CGT :
- Agents contractuels recruté en cours de mois
- Situation des agents de la Région travaillant dans des cités scolaires inscrites en zones prioritaires
- Questions de calcul et d’information sur leurs droits à la retraite sans réponse
- Vestiaires et locaux de pause dans certains lycées ne correspondant pas aux normes d’hygiène
- Conditions de reclassement des agents d’encadrement (agents de maîtrise)
Téléchargez toutes les interventions des élus CGT
Téléchargez le compte-rendu complet




vendredi 4 décembre 2015

Impact sur les agents et les métiers des projets en cours (portail, GED ...)

Le Syndicat CGT du Conseil régional Centre-Val de Loire a écrit au Directeur Général des Ressources Humaines sur l'impact sur les agents et les métiers des projets en cours : portail des subventions et gestion électronique des documents.

Voici le message envoyé le 27 novembre 2015 :
"Plusieurs projets en cours de mise en place vont impacter plus ou moins fortement les façons de travailler, voire le cœur-même des missions de nombreux agents.
Il s’agit notamment du portail des subventions et de la gestion électronique des documents.

En participant aux différentes réunions ou en échangeant avec les agents, nous constatons que l’impact sur les agents et les métiers est rarement évoqué.

Nous souhaitons donc vous alerter sur 2 points en particulier :
- Le travail de saisie de données sur informatique (notamment dans Progos) et de numérisation de documents correspond à la majorité du temps de travail de nombreus-e-s assistant-e-s. La mise en place du portail va donc modifier en profondeur leurs missions.
- Le système de gestion électronique des documents va obliger la quasi-totalité des agents du siège à modifier et adapter leurs méthodes de travail. Ces changements, d’une envergure rarement égalée dans notre l’activité administrative de notre collectivité, nécessite la mise en place de moyens techniques mais aussi humains pour un accompagnement de proximité.

N’ayant constaté aucun signe de prise en considération de ces problématiques par la Région (pas de groupe de travail spécifique, rien en Comité technique alors que certaines mises en œuvre démarrent dès le début 2016), nous souhaitons aujourd’hui attirer votre attention sur ces questions et pouvoir échanger avec vous, pour garantir la prise en considération de la dimension humaine de ces changements."

lundi 16 novembre 2015

ACTION N°13

Le N°13 d'ACTION, le journal du syndicat CGT du Conseil régional du Centre est sorti.

Au menu, un retour sur les résultats des élections professionnelles du 4 décembre 2014, un point sur le CHSCT , un dossier sur le plan d'action Travailler et vivre ensemble au Conseil régional Centre-Val de Loire, un article sur l'entretien professionnel, un article sur les élections régionales de décembre 2015 et un point sur la campagne intersyndicale : Extrême-droite : l'imposture sociale.

Téléchargez-le 

Comme d'habitude, ce journal est en cours de distribution dans tous les services du siège de la Région et dans la plupart des lycées.

mercredi 16 septembre 2015

Comité Technique du 11 juin 2015 - PV

 

Télécharger le Procès-verbal de la réunion du Comité Technique du 11 juin 2015

Voici le détail des interventions CGT :

1 - Prévention des risques psycho-sociaux : Plan d'action : Travailler et vivre ensemble
Rappel : le plan d'action avait été reporté lors du Comité technique de juin 2015 sur demande des syndicats. Le plan présenté était très éloigné des travaux menés en groupe de travail. Suite au retrait, 3 réunions du groupe de travail ont permis de finaliser le document.

Le travail supplémentaire a permis d'améliorer le plan d'action :
- Présentation des éléments-clés du diagnostic. Ca permet de savoir pourquoi on met en place ces actions.
- Dimension humaine plus importante
- Les actions et les outils plus développés
- Travail en cours sur les modes de communication aux agents
- Moyen supplémentaire : 1 poste de coordination

La CGT s'est engagée activement dans cette démarche depuis le début.
Nous acceptons de valider ce plan te nous nous engageons à continuer en ce sens.

La CGT réaffirme que les moyens mis en oeuvre ne sont pas suffisants.
Nous demandons une fois de plus un renforcement de l'équipe actuelle à hauteur de 3 à 4 postes.
La CGT est la seule organisation a demander des moyens supplémentaires.

2 - Evolution de l'organisation de la Direction de la Culture et de la Direction de l'Inventaire et du Patrimoine
La réorganisation va dans le bon sens, mais la communication aux agents n'a pas réalisée correctement, notamment à la Direction de la Culture.
Il reste des questions à régler, notamment sur le poste en moins et les missions en plus à l'Inventaire du patrimoine.
Certains bureaux de la Direction de la Culture sont surchargés et peu adaptés (3 voire 4 agents dans certains bureaux).
Quelle prises en compte des difficultés déjà identifiées : défaut de mode de communication, comportements managériaux inadaptés, burn-out ... ?
Quelles mesures envisagées pour créer de la cohésion au sein des équipes et des différents services ? Notamment par rapport à éloignement géographique : Inventaire, chéquier CLARC



3 - Bilan Social 2014
Comme à chaque présentation, seule la CGT est intervenue sur document important, autant en volume (48 pages) que sur le fond.
Nous avons demandé un certains nombre de précisions  et d'explications.
Nous avons insisté sur les données sexuées. Elle mettent en lumière de réelles différences entre hommes et femmes : dans les grades de A+ (surtout des hommes) et de C (surtout des femmes), l'accès aux poste de DG, d'agent d'entretien, d'agent d'encadrement dans les lycées,  les temps partiels, les rémunérations.
La CGT a à nouveau demandé l'application du régime indemnitaire aux contractuels de courte durée.

4 - Question diverses
La CGT a demandé un retour d'information sur les dysfonctionnements et aménagements du bâtiment Calvin. Les réponses sont dans le PV.

vendredi 28 août 2015

Travailler et vivre ensemble au Conseil régional

Le syndicat CGT du Conseil régional du Centre s'est beaucoup investi dans les travaux du plan d'action sur les risques psycho-sociaux (RPS).
Ce plan est désormais adopté.
Il se nomme Plan d'action Travailler et vivre ensemble.
Il est important de le faire vivre.


Pour cela, le plan prévoit un comité de suivi élargi avec des représentants du CHSCT, des représentants des managers et des représentants des agents.

Pour la CGT, plus il y aura d'agents (managers et non-managers) impliqués dans la démarche, plus elle aura de chances d'avancer.

Une publication sur Ariane vient de proposer à chacun de s'engager :

Le plan de prévention « travailler et vivre ensemble » prévoit qu’un comité de suivi composé de membres du CHSCT, de managers et d’agents déterminera la planification des actions, les modalités de mise en œuvre et organisera l’évaluation des 28 actions.
Ce comité de suivi comprendra 15 personnes : 1/3 de représentants du CHSCT, 1/3 de managers et 1/3 d’agents.
Il convient maintenant de connaître les agents et les encadrants intéressés pour faire partie de ce Comité de suivi. Vous pouvez poser  votre candidature avec avis de votre supérieur hiérarchique auprès de la DGRH à Hélène Lamy au plus tard le 15 septembre.
La sélection des agents retenus parmi l’ensemble des candidatures s’effectuera en tenant compte des représentations par filières, par catégories et par métiers.