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vendredi 29 octobre 2021

Le Petit Confiné N°7

 


Actualité sociale oblige, les numéros du Petit Confiné se suivent.

Voici le 7ème numéro consacré essentiellement aux revalorisations de régime indemnitaire qui commencent ce mois-ci.

 Téléchargez le 7ème numéro du Petit Confiné

Lisez-le. Partagez avec vos collègues. Et faites-nous remonter vos avis, questions, propositions d’amélioration …





 

 

vendredi 26 février 2021

Le Petit Confiné : Numéro 4

 

La crise sanitaire actuelle ne nous permet toujours pas reprendre nos distributions et réunions d’information au siège et dans les lycées.

Pour maintenir le lien, voici le 4ème numéro de notre journal Le petit confiné. 

 Téléchargez le 4ème numéro du Petit Confiné

Lisez-le. Partagez avec vos collègues. Et faites-nous remonter vos avis, questions, propositions d’amélioration …




Il a été envoyé par mail à tous les agents de la Région le 26 février 2021.

lundi 15 février 2021

Comité technique du 5 novembre 2020 : interventions CGT et compte-rendu

 

Avis : Bilan social et rapport de situations comparées (vote)

Télécharger le Bilan social 2019

Comme chaque année, la CGT salue la qualité du document et du travail fourni. Comme chaque année, la CGT constate malheureusement que, malgré le temps passé par les collègues pour réaliser ce document, il est très peu lu, et c'est un euphémisme, et très peu exploité. Comme chaque année, la CGT demande que ce document puisse être complété par un document de synthèse des principales informations pouvant être communiquées à l'ensemble des agents. Cela permettra à la fois de valoriser le travail réalisé et d'informer les agents sur la réalité sociale de notre collectivité, et de renforcer ainsi le sentiment d'appartenance.

Nous avons entendu les explications données, mais nous aurions souhaité que l'on puisse conserver un bilan propre à la collectivité, avec les informations qui intéressent les principaux lecteurs que sont les organisations syndicales. Nous aurions souhaité, pour l'élaboration du prochain bilan, qu'il y ait une réunion de travail en amont, en commun entre la Région et les syndicats, pour que l'on puisse déterminer ce que l'on mettrait dans ce document propre à la Région, au-delà visiblement du document qui va être commun à toutes les collectivités, et qui risque d'être proprement incompréhensible, ou en tout cas très peu utile.

Nous demandons que, l'année prochaine, nous puissions travailler ensemble sur ce dont nous aurions besoin comme informations, en tant que représentants du personnel, parce qu'effectivement, comme vous le disiez, dans ce document déjà transitoire, il y a un certain nombre d'informations que l'on ne retrouve pas ou que l'on retrouve avec une lecture très difficile, et une démultiplication des clés de répartition de titulaires/non-titulaires, hommes/femmes, catégories, etc.

C'est un outil essentiel pour nous. Or, là, on est déjà arrivé au stade où il y a un certain nombre de choses que l'on n'arrive plus à identifier, mais qui devraient être identifiées dans un bilan social.

Une réunion de travail est utile pour voir ce qui est nécessaire et utile, et éviter que l'on ait finalement un document ne servant ni à la collectivité ni aux syndicats, ni aux agents.

 Réponse DGARH : Oui, c'est un travail conséquent qui est demandé. C'est vrai que l'on avait pu enrichir ce document que l'on vous fournissait d'ailleurs sur vos préconisations, et avec les idées que vous nous aviez formulées. Il est vrai que le document auquel on avait abouti était très riche d'informations. Nous avions dit aussi que l'on en ferait un document de communication.

Le temps est passé, et les obligations réglementaires sont arrivées par-dessus avec maintenant ce nouveau document qui est à faire, et qui nous demande aussi beaucoup de travail de consolidation, notamment de la part des équipes d'Angélique. Refaire le travail en double, en tout cas en ce moment, au regard de la charge actuelle qui dure, cela me semble très difficile.

Par contre, avoir un document de synthèse plus communicant, plus didactique, et moins technocratique peut s'envisager. Nous allons travailler sur la base des éléments qui y figurent.

 CGT : L'idée n'est pas de demander un double travail. J'ai cru comprendre qu'on allait s'orienter l'année prochaine vers un document extrêmement technocratique, impossible à bouger, car il sera fait non pas pour la collectivité, les élus, les agents, les syndicats, mais pour des outils informatiques nationaux, et des personnes au niveau national qui ne le liront jamais. Il devrait être possible d'extraire des informations qui seront travaillées là-dessus pour réaliser un document propre à la collectivité, avec uniquement les informations qui intéressent la collectivité, ses élus, la DRH et les syndicats. Je demandais que l'on puisse se mettre autour de la table pour voir ce dont chacun aurait besoin, si ce sont les mêmes choses, à partir d'éléments qui seront, de toute façon, des données extraites de l'outil. C'était le sens de mon propos.
Vote CGT : POUR

 

 Avis : Logement de fonction : Harmonisation du forfait des prestations accessoires entre agents d'Etat et agents de la Région (vote)
Aucune intervention CGT
Vote CGT : POUR

 

 Avis : Protocole sur le service minimum dans la restauration scolaire (vote)

Lors des réunions préalables sur ce sujet, la CGT a exprimé clairement son opposition à la loi de transformation de la fonction publique d'août 2019, et à la quasi-totalité des mesures de destruction du statut de la fonction publique qu'elle met en place. C'est particulièrement le cas pour les restrictions au droit de grève appliquées aujourd'hui par la Région.

La CGT a également rappelé qu'à force de réduire les possibilités d'exercice des droits syndicaux, employeurs s'exposaient à des mouvements plus durs et non programmés de nature à déstabiliser les structures, et dont ils devront en porter la responsabilité.

Nous allons donc voter contre ce rapport et nous ne signerons pas le protocole.

 CGT : Je voulais juste vous indiquer que, dans la majeure partie des établissements, ce serait une façon de casser la grève pour certaines personnes, puisque c'est environ 75 % du personnel qui travaillent en partie à la restauration.

Dans les centres hospitaliers, quand on réquisitionne quelqu'un qui est en grève, on lui dit qu'il est réquisitionné, mais considéré comme en grève ; les heures sont considérées plus tard comme à récupérer. Cela sera-t-il compté chez nous de la même manière ? Ou bien l'agent sera-t-il compté comme étant au travail ?

Réponse DGARH : Ce n'est pas du tout ce dispositif. En effet, chez nous, la personne qui est assignée est en activité dans le cadre de son travail classique. Si elle fait plus d'heures que son activité parce que c'est une personne volontaire et qu'elle va intervenir en dehors ou en plus de son temps de travail, on est dans le cadre des heures à récupérer. Mais, si elle est dans le cadre de son cadre de travail habituel, on est dans son activité classique.

CGT : Ce n'est pas la question que j'ai posée. Dans les centres hospitaliers, lorsque les agents sont en grève, mais qu'ils travaillent quand même, cette journée est récupérable.

Réponse DGARH : Non, les agents ne sont pas comptés comme grévistes quand ils sont assignés.

Ce n'est pas de la réquisition, là ; on est sur de l'assignation. Ce n'est pas le même terme juridique.

CGT : En fait, c'est encore pire que dans la fonction publique hospitalière, et en plus c'est le chef d'établissement qui décidera. Vous verrez que c'est casser la grève dans les établissements scolaires.

Réponse DGARH : En cas de difficulté, l'article 15, reprenant les échanges que nous avons eus, précise que la DGA RH est garante du recours à l'assignation et s'engage à effectuer toutes les mesures de contrôle nécessaires. Il pourra être sollicité en tant que de besoin s'il y avait des assignations excessives.
Vote CGT : CONTRE

 

 Avis : Evolution de l'organisation de la Direction Carrière. Appui et Pilotage f (vote)

Aucune intervention CGT
Vote CGT : POUR

 

 Information : Télétravail

Je voulais rappeler que la CGT s'était déjà exprimée sur le sujet du télétravail lors de réunions préalables que nous avions eues notamment sur les préconisations en termes d'accompagnement, en rappelant l'importance de la formation et de l'accompagnement, avec des actions de sensibilisation et des parcours obligatoires renforcés par des groupes d'échanges par directions générales.

Nous sommes aussi intervenus pour rappeler l'importance de mettre à disposition des personnels moyens matériels, et pour demander notamment la remise en place de l'indemnisation financière prévue en 2014 lors du début du télétravail à la Région pour la prise en charge des frais de fonctionnement : électricité, chauffage, eau, surcoût assurance proportionnels au nombre de jours télétravaillés, et la mise en place ou le financement de matériels nécessaires (écrans, claviers, mobilier, etc).

Enfin, la CGT a demandé et demande à nouveau comme en 2012, 2014, 2016 et 2019 la mise en place d'actions concrètes pour la déconnexion hors du temps de travail d'une part et la réduction de la surconnexion sur le temps de travail d'autre part ainsi qu'une information et un suivi par le CHSCT notamment avec l'adaptation du document unique d'évaluation des risques professionnels.


 Téléchargez les interventions CGT

Téléchargez le compte-rendu complet

lundi 8 février 2021

Prévention télétravail : Pourquoi la visioconférence met-elle notre cerveau K.-O. (et comment riposter) ?


Incontournables depuis le début de la crise sanitaire et la généralisation du télétravail, les discussions vidéo sont source d'épuisement mental. En cause, notamment, le manque de communication non verbale lors de ces échanges.

Une réunion d'équipe sur Teams à 10 heures, quatre "conf-calls" avec des clients dans l'après-midi, sans oublier le Skype en famille à 19 heures pour fêter l'anniversaire du petit dernier… Avec la crise sanitaire, la visioconférence s'est imposée dans notre quotidien. Au printemps dernier, elle est même devenue incontournable pour maintenir le lien social dans nos vies confinées.

Mais depuis, les apéros Zoom ont laissé place au phénomène de "Zoom fatigue"*, un sentiment d'épuisement face à l'accumulation de ces réunions virtuelles. Car outre la fatigue visuelle, liée à la fixation prolongée d'un écran, la visioconférence est surtout génératrice de fatigue mentaleexplique à franceinfo Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives. Et pour cause : une discussion vidéo exige beaucoup plus de concentration qu'un échange en face à face. Mais comment l'expliquer ?

Un manque de signes non verbaux

D'abord, par la difficulté de s'appuyer sur le langage corporel des interlocuteurs. Lorsqu'on est en présence de quelqu'un, un hochement de tête lui indique par exemple que nous l'écoutons. La posture et les gestes peuvent quant à eux traduire notre envie de prendre la parole. Autant de signes non verbaux, souvent inconscients, qui "facilitent la compréhension claire des messages et des intentions lors d'une interaction", mais moins nombreux en visioconférence, analyse pour franceinfo Marie Lacroix, docteure en neurosciences. Difficile en effet de discerner les gestes d'une personne en appel vidéo si sa caméra est cadrée au niveau des épaules. "Et puis, pour éviter les bruits parasites, on a tendance à couper son micro quand n'a pas la parole, ajoute Marie Lacroix. Alors on détecte encore moins de signaux."

Le cerveau doit donc davantage se concentrer pour s'appuyer sur d'autres indicateurs, comme le ton de la voix ou les expressions du visage. Mais même avec une connexion internet optimale, la technologie restitue toujours ces informations avec un léger décalage, et complique encore la tâche pour notre cerveau. C'est ce que Nawal Abboub appelle "la désynchronie".

"C'est un décalage qui se calcule peut-être en millisecondes. Mais c'est suffisant pour demander un effort supplémentaire au cerveau pour qu'il reconstruise la réalité."

Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives à franceinfo

La réduction et la mauvaise qualité des signaux "nous oblige[nt] à être plus attentifs pour suivre et prête[nt] à des moments de confusion dans la conversation", confirme Marie Lacroix. La visioconférence perturbe ainsi la fluidité et le rythme de l'échange, soulignent les deux spécialistes. Vous avez d'ailleurs certainement déjà rencontré cette situation : un silence s'installe soudainement dans la discussion vidéo, et provoque en quelques secondes un sentiment de gêne chez vous et vos collègues, avant que deux d'entre eux ne prennent finalement la parole en même temps. 

"La distribution de la parole dans un groupe est réglementée de manière inconsciente, grâce aux signes non verbaux. En visio, il devient donc très difficile de trouver un rythme spontané."

Marie Lacroix, docteure en neurosciences à franceinfo

Surtout, les appels vidéo nous privent de "la synchronicité dans l'échange des regards", rapporte Marie Lacroix. Pour donner l'impression à son interlocuteur de le regarder dans les yeux, il faut fixer la caméra, ce qui empêche de facto d'observer sa réaction en même temps sur l'écran. En visioconférence, chaque participant a donc plutôt tendance à maintenir le regard sur l'écran, n'observant pas directement les autres dans les yeux, mais uniquement leur rendu filmé. Or, lors d'une discussion, le contact visuel avec autrui permet de stimuler le système attentionnel et de renforcer la mémorisation. Ainsi, face à une vidéo où un individu s'exprime, "notre attention est davantage attirée lorsque la personne qui parle donne l'impression de nous regarder environ 30% du temps", indique Marie Lacroix, citant une étude menée par deux universitaires britanniques*.

Plus étonnant encore, l'absence de contact visuel est interprétée par le cerveau comme "un évitement du regard", note l'experte. Cette réaction inconsciente et automatique donne "l'impression que la personne est sur la défensive ou inattentive", détaille-t-elle. De la même manière, les retards de son et d'image provoquent une interprétation négative des interlocuteurs. En 2014, des chercheurs allemands ont montré qu'un décalage de 1,2 seconde pouvait suffire à être perçu comme moins amical ou moins concentré*.

Quand l'écran devient miroir

Si la visioconférence bouleverse la perception des autres, elle modifie également le regard porté sur soi-même. Se voir à l'écran pendant la discussion avec les autres joue sur l'anxiété et la fatigue mentale. "Quand vous êtes en visioconférence, vous savez que tout le monde vous regarde. Vous êtes comme sur scène, ce qui provoque une pression sociale et l'impression que vous devez jouer", souligne Marissa Shuffler, enseignante en psychologie organisationnelle à l'université américaine de Clemson, auprès de la BBC*. En plus de devoir gérer la conversation, l'esprit n'a de cesse de se demander quelle posture adopter ou de se focaliser sur son propre visage.

Et dans le contexte actuel, où les espaces professionnel et personnel ne font plus qu'un, le cerveau est d'autant plus à l'affût de la moindre situation génératrice de malaise face à nos collègues : et si l'un des enfants faisait irruption dans le champ de la caméra ? Ou que le chat grimpait sur le bureau ?

"Vous mettez votre cerveau en double tâche : vous vous concentrez à la fois sur la personne à qui vous parlez et sur vous."

Nawal Abboub à franceinfo

"Or, le système attentionnel ne traite pas les informations en parallèle, mais en série", ajoute la spécialiste. Et chaque aller-retour entre votre visage et celui de votre interlocuteur est énergivore. "L'attention que vous allez prêter à votre image dépend aussi de la personne en face de vous, précise toutefois Nawal Abboub. Quand vous discutez avec un collègue, un collaborateur ou un supérieur, vous n'êtes pas sur les mêmes niveaux de ressources." 

"Où est Charlie ?"

La situation se complique encore quand les participants à la réunion sont nombreux. Le mode galerie, où les visages apparaissent dans de petites vignettes, est difficile à gérer pour le cerveau. "C'est comme si on devait jouer à 'Où est Charlie ?'", illustre Marie Lacroix. "On peut capter des choses assez générales, voir si l'audience a l'air réceptive ou se désintéresse, mais c'est plus difficile de prêter attention à chacun", nuance-t-elle. Sans compter qu'un appel vidéo ne se résume pas à un écran avec un ou plusieurs visages. "Il y a aussi un tchat sur le côté et des notifications peuvent apparaître, détaille Nawal Abboub. Il y a beaucoup de sources de distraction et ça rend l'espace encore plus difficile pour se concentrer."

Devant cet afflux d'informations, le cerveau se met donc en "attention partielle continue", analyse National Geographic*, et jongle avec une multitude de tâches, sans se concentrer pleinement sur l'une d'elles. Comme si vous essayiez de cuisiner et de lire en même temps, relève le média.

A cela s'ajoute qu'avec la crise sanitaire, des moments de vie, d'ordinaire séparés, sont désormais tous réunis en visioconférence. "Imaginez que vous vous rendiez dans un bar, et que dans ce même bar, vous discutiez avec vos professeurs, rencontriez vos parents ou organisiez un rendez-vous amoureux. C'est exactement ce que nous faisons en ce moment [en visioconférence]", avance Gianpiero Petriglieri, enseignant à l'Institut européen d'administration des affaires, auprès de la BBC.

"Le travail à distance nous impose un monocanal qui est l'ordinateur."

Marie Lacroix à franceinfo

"La fatigue mentale est générée par l'accumulation du temps passé sur une même tâche", expose l'experte. Même en jonglant avec des réunions professionnelles et des appels vidéo entre amis, l'activité reste similaire et suscite donc de l'épuisement. D'autant plus si les participants sont peu actifs lors de ces visioconférences. "Cela peut paraître contre-intuitif, mais rester passif [face à un ordinateur] est encore plus demandeur d'énergie", ajoute Nawal Abboub, comparant cette situation au travail "très fatigant" des professionnels de la vidéosurveillance qui scrutent en permanence des écrans.

Gare à la "visionite"

Alors comment se prémunir de cette fatigue ? Pensez d'abord à faire des pauses visuelles. "Toutes les vingt minutes, il faut lever les yeux de son écran et regarder à vingt mètres devant soi pendant vingt secondes", recommande Marie Lacroix, qui a cofondé Cog'X, une agence de conseil en sciences cognitives auprès des entreprises. Autre possibilité : fixer des créneaux de réunion plus courts pour laisser un temps de récupération. 

Exit aussi l'utilisation systématique de la caméra. "On peut l'allumer au début de la réunion, pour prendre des nouvelles des autres, garder ce moment d'interactions, suggère Marie Lacroix. Puis la couper quand on entre dans des aspects plus techniques de la discussion afin de permettre à chacun de se concentrer sur le contenu."

Pour compenser l'absence d'une partie des signes non verbaux, Nawal Abboub, cofondatrice de l'agence de conseil Rising Up, propose de "jouer davantage sur la voix" ou d'"amplifier les gestes du visage" pour capter l'attention de l'auditoire. Etablir des règles explicites permet par ailleurs de fluidifier les échanges : lever la main pour prendre la parole, poser les questions dans l'espace de tchat.

"Il ne faut pas non plus tomber dans le syndrome de la visionite", poursuit Nawal Abboub, qui incite à alterner avec d'autres modes de communication. "On peut aussi s'appeler par téléphone, s'envoyer des messages, travailler sur des documents partagés", détaille-t-elle. Selon l'experte, le meilleur conseil pour s'adapter reste d'apprendre à "connaître la manière dont notre cerveau fonctionne""Ce n'est pas un ordinateur qui sait faire fonctionner Powerpoint et Excel en même temps", sourit la scientifique.

* Les liens marqués d'un astérisque renvoient vers des articles en anglais.

Source : France TV Info

mardi 8 décembre 2020

Comité technique du 1er décembre 2020 : Interventions CGT

 


 Introduction par la Présidente du CT : rappel de l’attribution de la prime Covid

Intervention CGT : salue la décision du Président et du Vice-Président d’accorder cette prime pour valoriser le travail et l’investissement. Reconnaissance du travail et pouvoir d’achat, cette prime correspond aux préoccupations des agents et donc de la CGT La décision est très appréciée par les agents.

 

III – Avis : Organisation DEI (vote)

Il nous parait important que cette réorganisation ne soit pas qu’une simple fusion d’organigramme sur le papier. Elle doit être l’occasion, d’une part, de remettre à plat l’ensemble des missions et des fonctions des agents et d’autre part, de vérifier que les moyens humains correspondent aux objectifs et aux contraintes de la nouvelle programmation qui va commencer.

Enfin, comme toujours dans ce genre de situation, nous nous interrogeons sur les raisons des départs quasi-simultanés de 2 chefs de service et d’une Directrice, notamment dans une Direction pour laquelle nous avons déjà alerté sur les difficultés et le turn-over.

Avec autant de nouveaux encadrants, la concertation évoquée dans le rapport devient incontournable.

Nous voterons favorablement à cette réorganisation.

Vote CGT : POUR

 

IV – Avis : L’action sociale à destination des agents de la collectivité régionale à compter du 1er janvier 2021 (vote)

Beaucoup de changements en matière d’action sociale pour 2021. Certains sont positifs, d’autres sont négatifs. Nous constatons surtout que globalement, ils sont positifs pour les revenus les plus élevés et négatifs pour les revenus les plus bas. Ce qui ne correspond pas franchement à notre vision de l’action sociale.

Le bilan en fin d’année sera donc nécessaire. Vous l’avez rajouté dans le rapport et nous vous en remercions.

Concernant le nouveau prestataire Plurelya, une première étude des prestations confirme la crainte que nous avions exprimée sur les baisses des aides aux vacances pour les tranches les plus basses. Chèques vacances : baisse de 110 € (allocation et prestation) et un système d’épargne de 80 € par mois très contraignant. Allocation vacances enfants : baisse de 90 €.

Nous regrettons ces baisses sur les prestations les plus utilisées, subies surtout par les agents aux plus bas revenus, car comparativement, les baisses sont moins importantes pour les tranches les plus élevées (10 € seulement sur les chèques vacances).

Nous verrons au moment du bilan si les quelques améliorations (tranches, prise en compte de la décote, mariage, naissance, médailles, culture et sport) compenseront ces baisses, à conditions d’avoir les informations de volumes de consommation par tranche.

Concernant les prestations gérées directement par la Région, nous faisons le même constat sur les tickets restaurants (attribués désormais aussi aux agents les mieux payés), ce qui devrait compenser la baisse importante sur les CESU.

Concernant les informations données sur le COS, nous accueillons favorablement celles sur l’augmentation des tranches et des taux d’intervention.

Sur ces nouvelles offres d’action sociale, nous sommes cependant convaincus que les principales baisses évoquées ne correspondent pas à des choix de la Région, mais plutôt aux pratiques du nouveau prestataire. Nous avions demandé que d’autres solutions soient mises en œuvre, comme la gestion directe par la Région, ça n’a pas été le cas.

Nous voterons favorablement à ce rapport.

Vote CGT : POUR

 

V – Avis : Chartre sur le droit à la déconnexion (vote)

La formulation générale de la Charte reste la même que celle refusée en juin 2019 : un document qui n’est pas volontariste et qui donne l’image d’une collectivité ne semble pas prendre la mesure du risque. A tel point que la notion de risque n’apparait même pas dans la Charte alors que ça devrait être le fondement de cette Charte. Les débats qu’on vient d’avoir sur la responsabilisation et le caractère addictif des outils devraient aboutir à cette notion de risque. Il faut décrocher pour préserver sa santé et sa vie personnelle, sa vie familiale.

Peu de changement avec la 1ère version de la Charte, puisque seulement 2 paragraphes ont été rajoutés :

  • Une phrase en fin de mail pour dire qu’on respecte le Droit à la déconnexion : On demandera aux collègues qui ont mis des mois à se remettre d’un burn-out s’ils pensent que ce genre de phrase les aurait empêchés de tomber, mais je crois connaitre la réponse.

  •  Un suivi des statistiques de connexions aux mails hors temps de travail : c’est ce qu’on demandait l’année dernière, c’est une bonne chose mais ce n’est malheureusement déjà plus suffisant car la crise sanitaire a développé les outils (Teams, Skype …) qui devrait aussi faire l’objet de statistiques d’utilisation, de même que les applications métiers. Il est aussi précisé que ces statistiques seront transmises aux DGD, mais il faudrait expliquer que l’objectif est une vraie prise de conscience du risque pour les agents et accompagner les DGD pour améliorer la situation.

Il n’y a rien non plus sur l’utilisation des téléphones portables (appels, SMS …), ni sur la notion d’urgence qui est pourtant fondamentale car c’est presque toujours un faux sentiment d’urgence qui empêche les agents de se déconnecter.

Quant aux préconisations pour lutter contre la sur-connexion sur le temps de travail, on pourrait presque en rire si le sujet n’était si grave : grâce à la Charte, on peut rechercher des plages de déconnexion et éviter les mails en « copies pour informations ».

Pour faire gagner du temps à tout le monde, je ne vous lirais pas à nouveau la liste de nos propositions concrètes pour travailler à une véritable déconnexion, mais je vous les enverrais par mail pour qu’elles soient annexées au PV.

Après cette année compliquée où les échanges connectés ont pris le pas sur les rapports humains, le risque d’overdose est plus fort que jamais, la Région aurait pu et aurait dû être volontariste en matière de lutte pour la déconnexion. Avec cette Charte, ce n’est clairement pas le cas et le monde de demain risque d’être comme celui d’hier, en pire.

 Nous voterons à nouveau contre cette Charte.

 Réponse Audrey Rousselet : chaque responsable va faire un suivi individuel : c’est la solution la plus adaptée. Si besoin, on fera évoluer la Charte.

Réponse CGT : Mme Rousselet, vous avez un discours volontariste, qu’on ne retrouve pas dans la Charte. Sur suivi individuel : il ne peut fonctionner correctement que si tous les acteurs, dont les managers sont convaincus de l’existence du risque à être sur-connectés et connectés hors du temps de travail. Si on ne l’écrit pas dans la Charte, personne ne se fondera sur ce risque pour faire évoluer les pratiques. Qui va accompagner les agents qui se connectent et travaillent hors du temps de travail ? Les Directeurs et les DGD. Sont-ils eux-mêmes suffisamment sensibilisés aux risques pour la santé des agents, leur vie personnelle et familiale, pour pouvoir accompagner leurs agents pour qu’ils se sortent de cette addiction ? Car les outils numériques, notamment les smartphones, sont addictifs et c’est aussi contre ça qu’il faut lutter.

La formulation actuelle de la Charte ne permettra pas d’améliorer la situation car il n’évoque même pas la notion de risque. Nous avions fourni à l’issue du pré-CT un exemple de communication sur le sujet réalisé par une autre Région, qui n’a pas été pris en compte, alors qu’elle contenait des exemples de formulation intéressantes.

 Réponse Audrey Rousselet : Il faudra insister sur la notion de risque dans la formation et dans les travaux sur le télétravail.

 Vote CGT : CONTRE

 

VI – Avis : Évolution des modalités du télétravail (vote)

La CGT salue la qualité du travail particulièrement compliqué de synthèse d’avis parfois très différents sur le sujet.

Les choix de la collectivité semblent cohérents et les préconisations plutôt claires.

Nous regrettons cependant le manque de clarté sur les modalités de formation et d’accompagnement que nous souhaitions voir maintenues à l’identique : Actions de sensibilisation et parcours de formation obligatoire, renforcé par des groupes d’échanges par DG

 Nous demandons également un engagement sur les moyens matériels :

- Remise en place de l’indemnisation financière prévue en 2014 pour la prise en charge des frais de fonctionnement (électricité, chauffage, eau, surcoût assurance…), proportionnelle au nombre de jours télétravaillés

- Mise à disposition du matériel nécessaire (écran, clavier, mobilier …).

La plupart des Régions adaptent actuellement leur dispositif Télétravail et intègre ces éléments.

Nous ne pouvons pas voter un dispositif sans contrepartie financière et matérielle

 Enfin, complément indispensable à l’extension du télétravail, à la prévention des risques psycho-sociaux et à la protection de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle, la CGT demande, comme en 2012, 2014, 2017, 2019 et 2020 à l’instant, la mise en place d’actions concrètes pour la déconnexion hors du temps de travail d’une part et la réduction de la sur-connexion sur le temps de travail d’autre part (cf annexe).

Vote CGT : ABSTENTION

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