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jeudi 11 février 2021

TELETRAVAIL : LE COUT PEUT DEPASSER 100 EUROS PAR MOIS POUR DES SALARIES

LA POSITION DU SYNDICAT CGT DU CONSEIL REGIONAL CENTRE VAL DE LOIRE
Lors de la présentation de la nouvel Charte du télétravail, en Comité technique du 4 février 2021, la CGT a été le seul syndicat à revendiquer "une compensation des frais professionnels ainsi qu’une mise à disposition des moyens matériels, informatiques (écran, claviers …) et mobiliers (fauteuil …)., comme l’ont déjà décidé un certain nombre de régions". Nous avons également été, pour cette raison, les seuls à nous abstenir lors du vote.
Nous continuons à  porter cette revendication, plus que jamais d'actualité, comme le prouve cet article du Parisien en date du 9 février 2021.


Electricité, chauffage, fournitures… selon une étude du cabinet ConvictionsRH que nous révélons, le coût lié au télétravail peut s’avérer important. De quoi relancer le débat sur la prise en charge des frais par l’employeur. 

« Télétravailler partout où c'est possible! » a enjoint le Premier ministre, Jean Castex, la semaine dernière. Pour éviter un troisième confinement, les entreprises sont appelées à renforcer la mise en œuvre du télétravail et la ministre du Travail Elisabeth Borne a prévenu : les contrôles vont être renforcés, dans les grandes comme dans les petites organisations. Mais alors que la pression redouble pour que les salariés restent à la maison, quand ils sont de plus en plus nombreux à vouloir revenir au bureau, la question des frais supplémentaires générés par le télétravail se pose de plus belle.

Combien coûte un mois de travail à la maison par rapport à un mois d'activité au bureau ? Pour la première fois, un cabinet de conseils en ressources humaines s'est penché sur cette question. Selon l'étude de ConvictionsRH que nous révélons, le surcoût pour les salariés en frais courants (électricité, chauffage, eau…) peut varier de 13 euros par mois en fourchette basse (pour une habitation de 50 m2 chauffée au gaz, sans surcoût de repas… à 174 euros par mois en fourchette haute (pour 200 m2 chauffé à l'électrique, frais de repas et de cafés inclus).

Parmi ces dépenses, celles liées au loyer, au Wi-Fi ou au téléphone n'ont pas été prises en compte. « Beaucoup de salariés ont un forfait illimité qui n'entraîne pas de dépense supplémentaire pour le salarié », justifie Marine Chabot, associée du cabinet ConvictionsRH. En revanche, le prix du chauffage a été intégré en tenant compte du fait que certains salariés le baissent, parfois fortement, en allant travailler. « Nous nous sommes basés sur une utilisation de 8 heures par jour, pour 20 jours de télétravail par an », détaille Marine Chabot. 

Les frais de repas n'ont pas été comptabilisés quand le salarié dispose de tickets-restaurants – l'entreprise a l'obligation de les maintenir en période de télétravail. Dans les quatre études de cas que nous présentons, le chauffage est ainsi (avec le repas et le café en capsules) l'un des postes de dépenses les plus importants pour le travailleur à la maison : jusqu'à 48 euros pour un 150 m2 chauffé à l'électrique.


«Il arrive que le salarié soit gagnant»
De quoi donner du grain à moudre aux partisans d'une prise en charge des frais par l'employeur. D'autant que, en plus de ces frais courants, il faut tenir compte des achats de fournitures, voire d'équipement matériel ou informatique, pas toujours remboursé par l'entreprise. Même si de son côté, l'employé à domicile doit éventuellement déduire les économies réalisées sur les transports. « Avec le maintien du remboursement de la carte transport à 50 % ou à 100 %, ou les économies d'essence, il arrive que le salarié soit gagnant », souligne Marine Chabot.
Un paradoxe qui n'aidera pas les employeurs à y voir plus clair sur ce qui est remboursable, ou pas. Du côté de la loi, en effet, un flou artistique prévaut sur le sujet. L'ANI (accord national interprofessionnel) sur le télétravail signé par le patronat et les syndicats en novembre dernier indique qu'il appartient à l'entreprise « de prendre en charge les dépenses qui sont engagées par le salarié pour les besoins de son activité professionnelle et dans l'intérêt de l'employeur ». Mais l'accord ne détaille pas le type de dépenses qui peuvent être remboursées et renvoie cette question au dialogue social au sein de l'entreprise ou aux accords de branche.

«Un petit plus qui fait que cela me donne envie de continuer à travailler pour eux»
A chaque employeur, donc, d'adopter – ou non — sa politique de compensation des frais : aide à l'équipement, forfait mensuel, remboursement sur justificatifs… « Lors des discussions avec le patronat, à l'automne dernier, nous souhaitions que l'employeur soit obligé de statuer sur le sujet, mais cela n'a pas été intégré », déplore le président de la CFE-CGC François Hommeril.

La CGT – seule organisation à avoir refusé de signer l'ANI – va encore plus loin. « En plus des frais fixes, l'employeur devrait prendre en charge une partie du loyer du salarié qui consacre une pièce de son logement à son travail. Dans les années qui viennent, les entreprises vont faire des économies en se séparant d'une partie de leurs locaux, cela serait donc cohérent qu'elle reverse une partie de cette somme ! » soutient Fabrice Angei, secrétaire confédéral à la CGT.
Les salariés qui bénéficient déjà d'un « forfait télétravail », eux, s'en accommodent bien. « Avec la crise du Covid-19, mon entreprise a décidé d'augmenter le forfait mensuel que je touche pour le télétravail de 10 à 15 euros », raconte Dominique (le prénom a été modifié), consultant chez Sopra Steria, entreprise de services du numérique qui a mis en place ce dispositif depuis des années. Il juge « normal » que son entreprise participe à ses frais et lui propose aussi un remboursement pour l'achat de mobilier de bureau (plafonné à 150 euros) : « Ce n'est pas essentiel, mais c'est un petit plus qui fait que cela me donne envie, chaque jour, de continuer à travailler pour eux », estime-t-il.
Aujourd'hui, difficile de dénombrer les entreprises à avoir pris ce sujet à bras-le-corps. « Dans ce contexte de crise, la situation reste très empirique sur le terrain », souligne Eric Chevée, vice-président en charge des affaires sociales à la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). La question risque néanmoins d'évoluer rapidement. « Vu la situation, les employeurs vont vite être obligés de se positionner. Travailler à la maison, cela a un coût. Les salariés ne vont pas pouvoir s'asseoir très longtemps là-dessus », estime Jean-François Foucard, secrétaire national CFE-CGC. 

 Source : Le Parisien

lundi 8 février 2021

Prévention télétravail : Pourquoi la visioconférence met-elle notre cerveau K.-O. (et comment riposter) ?


Incontournables depuis le début de la crise sanitaire et la généralisation du télétravail, les discussions vidéo sont source d'épuisement mental. En cause, notamment, le manque de communication non verbale lors de ces échanges.

Une réunion d'équipe sur Teams à 10 heures, quatre "conf-calls" avec des clients dans l'après-midi, sans oublier le Skype en famille à 19 heures pour fêter l'anniversaire du petit dernier… Avec la crise sanitaire, la visioconférence s'est imposée dans notre quotidien. Au printemps dernier, elle est même devenue incontournable pour maintenir le lien social dans nos vies confinées.

Mais depuis, les apéros Zoom ont laissé place au phénomène de "Zoom fatigue"*, un sentiment d'épuisement face à l'accumulation de ces réunions virtuelles. Car outre la fatigue visuelle, liée à la fixation prolongée d'un écran, la visioconférence est surtout génératrice de fatigue mentaleexplique à franceinfo Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives. Et pour cause : une discussion vidéo exige beaucoup plus de concentration qu'un échange en face à face. Mais comment l'expliquer ?

Un manque de signes non verbaux

D'abord, par la difficulté de s'appuyer sur le langage corporel des interlocuteurs. Lorsqu'on est en présence de quelqu'un, un hochement de tête lui indique par exemple que nous l'écoutons. La posture et les gestes peuvent quant à eux traduire notre envie de prendre la parole. Autant de signes non verbaux, souvent inconscients, qui "facilitent la compréhension claire des messages et des intentions lors d'une interaction", mais moins nombreux en visioconférence, analyse pour franceinfo Marie Lacroix, docteure en neurosciences. Difficile en effet de discerner les gestes d'une personne en appel vidéo si sa caméra est cadrée au niveau des épaules. "Et puis, pour éviter les bruits parasites, on a tendance à couper son micro quand n'a pas la parole, ajoute Marie Lacroix. Alors on détecte encore moins de signaux."

Le cerveau doit donc davantage se concentrer pour s'appuyer sur d'autres indicateurs, comme le ton de la voix ou les expressions du visage. Mais même avec une connexion internet optimale, la technologie restitue toujours ces informations avec un léger décalage, et complique encore la tâche pour notre cerveau. C'est ce que Nawal Abboub appelle "la désynchronie".

"C'est un décalage qui se calcule peut-être en millisecondes. Mais c'est suffisant pour demander un effort supplémentaire au cerveau pour qu'il reconstruise la réalité."

Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives à franceinfo

La réduction et la mauvaise qualité des signaux "nous oblige[nt] à être plus attentifs pour suivre et prête[nt] à des moments de confusion dans la conversation", confirme Marie Lacroix. La visioconférence perturbe ainsi la fluidité et le rythme de l'échange, soulignent les deux spécialistes. Vous avez d'ailleurs certainement déjà rencontré cette situation : un silence s'installe soudainement dans la discussion vidéo, et provoque en quelques secondes un sentiment de gêne chez vous et vos collègues, avant que deux d'entre eux ne prennent finalement la parole en même temps. 

"La distribution de la parole dans un groupe est réglementée de manière inconsciente, grâce aux signes non verbaux. En visio, il devient donc très difficile de trouver un rythme spontané."

Marie Lacroix, docteure en neurosciences à franceinfo

Surtout, les appels vidéo nous privent de "la synchronicité dans l'échange des regards", rapporte Marie Lacroix. Pour donner l'impression à son interlocuteur de le regarder dans les yeux, il faut fixer la caméra, ce qui empêche de facto d'observer sa réaction en même temps sur l'écran. En visioconférence, chaque participant a donc plutôt tendance à maintenir le regard sur l'écran, n'observant pas directement les autres dans les yeux, mais uniquement leur rendu filmé. Or, lors d'une discussion, le contact visuel avec autrui permet de stimuler le système attentionnel et de renforcer la mémorisation. Ainsi, face à une vidéo où un individu s'exprime, "notre attention est davantage attirée lorsque la personne qui parle donne l'impression de nous regarder environ 30% du temps", indique Marie Lacroix, citant une étude menée par deux universitaires britanniques*.

Plus étonnant encore, l'absence de contact visuel est interprétée par le cerveau comme "un évitement du regard", note l'experte. Cette réaction inconsciente et automatique donne "l'impression que la personne est sur la défensive ou inattentive", détaille-t-elle. De la même manière, les retards de son et d'image provoquent une interprétation négative des interlocuteurs. En 2014, des chercheurs allemands ont montré qu'un décalage de 1,2 seconde pouvait suffire à être perçu comme moins amical ou moins concentré*.

Quand l'écran devient miroir

Si la visioconférence bouleverse la perception des autres, elle modifie également le regard porté sur soi-même. Se voir à l'écran pendant la discussion avec les autres joue sur l'anxiété et la fatigue mentale. "Quand vous êtes en visioconférence, vous savez que tout le monde vous regarde. Vous êtes comme sur scène, ce qui provoque une pression sociale et l'impression que vous devez jouer", souligne Marissa Shuffler, enseignante en psychologie organisationnelle à l'université américaine de Clemson, auprès de la BBC*. En plus de devoir gérer la conversation, l'esprit n'a de cesse de se demander quelle posture adopter ou de se focaliser sur son propre visage.

Et dans le contexte actuel, où les espaces professionnel et personnel ne font plus qu'un, le cerveau est d'autant plus à l'affût de la moindre situation génératrice de malaise face à nos collègues : et si l'un des enfants faisait irruption dans le champ de la caméra ? Ou que le chat grimpait sur le bureau ?

"Vous mettez votre cerveau en double tâche : vous vous concentrez à la fois sur la personne à qui vous parlez et sur vous."

Nawal Abboub à franceinfo

"Or, le système attentionnel ne traite pas les informations en parallèle, mais en série", ajoute la spécialiste. Et chaque aller-retour entre votre visage et celui de votre interlocuteur est énergivore. "L'attention que vous allez prêter à votre image dépend aussi de la personne en face de vous, précise toutefois Nawal Abboub. Quand vous discutez avec un collègue, un collaborateur ou un supérieur, vous n'êtes pas sur les mêmes niveaux de ressources." 

"Où est Charlie ?"

La situation se complique encore quand les participants à la réunion sont nombreux. Le mode galerie, où les visages apparaissent dans de petites vignettes, est difficile à gérer pour le cerveau. "C'est comme si on devait jouer à 'Où est Charlie ?'", illustre Marie Lacroix. "On peut capter des choses assez générales, voir si l'audience a l'air réceptive ou se désintéresse, mais c'est plus difficile de prêter attention à chacun", nuance-t-elle. Sans compter qu'un appel vidéo ne se résume pas à un écran avec un ou plusieurs visages. "Il y a aussi un tchat sur le côté et des notifications peuvent apparaître, détaille Nawal Abboub. Il y a beaucoup de sources de distraction et ça rend l'espace encore plus difficile pour se concentrer."

Devant cet afflux d'informations, le cerveau se met donc en "attention partielle continue", analyse National Geographic*, et jongle avec une multitude de tâches, sans se concentrer pleinement sur l'une d'elles. Comme si vous essayiez de cuisiner et de lire en même temps, relève le média.

A cela s'ajoute qu'avec la crise sanitaire, des moments de vie, d'ordinaire séparés, sont désormais tous réunis en visioconférence. "Imaginez que vous vous rendiez dans un bar, et que dans ce même bar, vous discutiez avec vos professeurs, rencontriez vos parents ou organisiez un rendez-vous amoureux. C'est exactement ce que nous faisons en ce moment [en visioconférence]", avance Gianpiero Petriglieri, enseignant à l'Institut européen d'administration des affaires, auprès de la BBC.

"Le travail à distance nous impose un monocanal qui est l'ordinateur."

Marie Lacroix à franceinfo

"La fatigue mentale est générée par l'accumulation du temps passé sur une même tâche", expose l'experte. Même en jonglant avec des réunions professionnelles et des appels vidéo entre amis, l'activité reste similaire et suscite donc de l'épuisement. D'autant plus si les participants sont peu actifs lors de ces visioconférences. "Cela peut paraître contre-intuitif, mais rester passif [face à un ordinateur] est encore plus demandeur d'énergie", ajoute Nawal Abboub, comparant cette situation au travail "très fatigant" des professionnels de la vidéosurveillance qui scrutent en permanence des écrans.

Gare à la "visionite"

Alors comment se prémunir de cette fatigue ? Pensez d'abord à faire des pauses visuelles. "Toutes les vingt minutes, il faut lever les yeux de son écran et regarder à vingt mètres devant soi pendant vingt secondes", recommande Marie Lacroix, qui a cofondé Cog'X, une agence de conseil en sciences cognitives auprès des entreprises. Autre possibilité : fixer des créneaux de réunion plus courts pour laisser un temps de récupération. 

Exit aussi l'utilisation systématique de la caméra. "On peut l'allumer au début de la réunion, pour prendre des nouvelles des autres, garder ce moment d'interactions, suggère Marie Lacroix. Puis la couper quand on entre dans des aspects plus techniques de la discussion afin de permettre à chacun de se concentrer sur le contenu."

Pour compenser l'absence d'une partie des signes non verbaux, Nawal Abboub, cofondatrice de l'agence de conseil Rising Up, propose de "jouer davantage sur la voix" ou d'"amplifier les gestes du visage" pour capter l'attention de l'auditoire. Etablir des règles explicites permet par ailleurs de fluidifier les échanges : lever la main pour prendre la parole, poser les questions dans l'espace de tchat.

"Il ne faut pas non plus tomber dans le syndrome de la visionite", poursuit Nawal Abboub, qui incite à alterner avec d'autres modes de communication. "On peut aussi s'appeler par téléphone, s'envoyer des messages, travailler sur des documents partagés", détaille-t-elle. Selon l'experte, le meilleur conseil pour s'adapter reste d'apprendre à "connaître la manière dont notre cerveau fonctionne""Ce n'est pas un ordinateur qui sait faire fonctionner Powerpoint et Excel en même temps", sourit la scientifique.

* Les liens marqués d'un astérisque renvoient vers des articles en anglais.

Source : France TV Info

mercredi 18 novembre 2020

Du télétravail imposé en situation exceptionnelle à un télétravail qui se prolonge


Tous les agents administratifs de la Région Centre-Val de Loire sont à nouveau contraints au télétravail toute la semaine (ou travail à distance, comme disent ceux qui ne veulent pas associer télétravail et pandémie).

Malgré nos alertes récurrentes sur le sujet, la prévention mise en place par la Région sur le sujet ne nous parait pas être à la hauteur des risques.

Nous vous invitons donc à consulter et partager la très intéressante publication de l'INRS sur ce sujet :
Du télétravail imposé en situation exceptionnelle à un télétravail qui se prolonge
.

Elle développe notamment :
- les risques liés à un aménagement non adapté du poste de travail informatique à domicile, aménagement qui peut générer des contraintes posturales ou articulaires,
- les risques liés aux postures assises prolongées et au manque d’activité physique associés au travail informatique à domicile,
- les risques psychosociaux,
- les troubles du sommeil,
- Le temps de connexion en télétravail


 Elle présente aussi des conseils et mesures de prévention pour un télétravail prolongé.

Pour les salariés, il est recommandé de :
- s’installer, dans la mesure du possible, dans un espace de travail dédié (ou mieux dans une pièce isolée) afin de ne pas être dérangé ;
- aménager de façon pérenne leur poste de travail de manière à pouvoir travailler dans de bonnes conditions et de façon à limiter les risques de troubles musculosquelettiques (voir dossier INRS Travail sur écran  et Troubles musculosquelettiques).
- organiser leur travail en :

  • s’octroyant des pauses régulières afin de permettre des phases de repos visuel et d'éviter de maintenir une posture assise trop longtemps (pauses de cinq minutes toutes les heures par exemple) ;
  • se fixant des horaires (le plus simple est de garder le même rythme que celui pratiqué dans l’entreprise en se fixant l'heure de début et de fin et en prévoyant l'horaire de sa pause déjeuner) ;
  • anticipant et planifiant sa charge de travail sur la semaine pour organiser les travaux à faire selon les priorités et le temps nécessaire ; des points réguliers avec le manager sont recommandés pour aider à la gestion des priorités du travail ;
  •  gardant des contacts réguliers avec les collègues pour maintenir le collectif.

 - utiliser tous les outils de communication mis à disposition : mails, téléphone, tchats, documents partagés, visioconférence, outils de travail collaboratif, agenda partagé
 - arbitrer selon le sujet, son importance et sa sensibilité, entre téléphone, visio, messagerie électronique ou instantanée ;
 -  réfléchir avant de rédiger les messages électroniques à leur utilité, à leur pertinence et leur impact (destinataires…).

Pour les encadrants de proximité, il convient de :

  - s’assurer d’un contact régulier avec chaque télétravailleur en restant vigilant aux signaux faibles pouvant révéler la souffrance de certains, surtout s’ils reviennent peu au bureau ;
 -  respecter le droit à la déconnexion, même si les modalités n’en ont pas encore été débattues au sein de l’entreprise : il s’agit notamment de respecter des horaires décents lors des communications téléphoniques avec ses collaborateurs notamment ;
 -  adapter les objectifs et le suivi de l’activité des télétravailleurs à leurs conditions de travail qui évoluent ;
 -  poursuivre les rencontres du collectif en conciliant virtuel et présentiel ;
 -  essayer de maintenir les rites établis ;
 - envisager les modalités de convivialité/travaux en équipe à l’occasion du retour en présentiel ;
 - réguler les tensions pouvant survenir suite aux différences de situations entre les salariés pouvant télétravailler et ceux ne le pouvant pas.

Au niveau de l’employeur, il convient également de :
- accompagner les managers de proximité et de les aider à assurer leurs missions de soutien, d’accompagnement et de coordination des équipes ;
- assurer une assistance à distance pour l’usage des outils informatiques et de communication ;
- organiser et mettre en place des formations sur le télétravail et le travail à distance pour les différentes catégories de personnel (salariés, managers) ;
- organiser auprès de l’ensemble des salariés la diffusion de bonnes pratiques d’utilisation des moyens de communication.

D'autres conseils moins institutionnels mais tout aussi utiles sur le site de la revue Santé Magazine.



mardi 15 septembre 2020

Télétravail : entretien avec la philosophe Fanny Lederlin


 Depuis plusieurs années, le syndicat CGT du Conseil régional Centre-Val de Loire travaille et fait des propositions dans le cadre de la mise en place du télétravail au siège de la Région.

Sans s'opposer à la mise en place du télétravail, la CGT alerte la Région sur les risques et la nécessaire prévention.

En septembre 2020, la CGT demandait, "comme en 2012, 2014, 2017 et 2019, la mise en place d’actions concrètes pour la déconnexion hors du temps de travail d’une part et la réduction de la sur-connexion sur le temps de travail d’autre part, ainsi qu’une information et un suivi par le CHSCT, avec notamment l’adaptation du Document unique d’évaluation des risques professionnels."

Dans le cadre de cette réflexion constante sur le sujet, la CGT partage un entretien publié dans Le Monde de ce jour dans lequel la philosophe Fanny Lederlin remet en cause l’indépendance et l’agilité qu’offrirait le travail à distance.

 Bureaux dispersés, salariés nomadisés, essor des « freelance »… Quel impact cela a-t-il sur notre rapport au monde ?
Si nous nous sommes mis à télétravailler aussi facilement, c’est d’abord parce que les technologies étaient prêtes. Ensuite, parce que de profondes mutations managériales étaient déjà à l’œuvre, comme l’individualisation du rapport au travail, la déliaison ou la tâcheronisation des travailleurs. L’un des risques majeurs du télétravail réside selon moi dans l’accélération du phénomène d’atomisation des travailleurs, initié depuis les années 1980.
Depuis ce moment-là, les doctrines managériales n’ont eu de cesse que de « casser » les collectifs en individualisant les relations de travail, à commencer par les négociations salariales. Résultat ? Nous n’avons pas eu de difficulté à travailler sans les autres et à réaliser docilement nos tâches, seuls dans nos domiciles. Or cette disparition du travail comme projet commun n’est pas neutre.


Nombre d’entreprises disent préférer des solutions qui font cohabiter un télétravail limité et du présentiel. Cela ne constitue-t-il pas une avancée ?
Les solutions hybrides sont certainement meilleures que le 100 % télétravail. Pour autant, même s’il est limité à deux jours, le télétravail risque de poser des questions très complexes. A l’évidence, la majorité des salariés le perçoit désormais comme un acquis, et même un droit à part entière. Mais comment maintenir la cohésion d’une entreprise si chaque salarié peut choisir son jour de télétravail ?
Au-delà de ces sujets d’organisation, j’ai peur que les salariés qui espèrent y gagner en « bien-être » ne déchantent, car plus qu’une maîtrise entre la vie privée et la vie professionnelle, c’est à une confusion des deux que le télétravail aboutit, et même à une invasion du travail dans le domicile. En fait, les promesses d’indépendance et d’agilité relèvent de la rhétorique des plates-formes digitales. Loin de ces beaux discours, le télétravail pourrait en fait accélérer la délocalisation des services dans les pays où les salaires sont moins élevés, à l’image de celle que l’on a connue dans l’industrie.


 En dépit d’un discours plus ouvert à l’égard de ces nouvelles façons de travailler, certains patrons restent méfiants. Pourquoi ?
Parmi les raisons, figure sans doute l’inconnue quant à la productivité des salariés en télétravail. Il y a peut-être aussi la peur de la perte de contrôle – crainte qui, à mon avis, n’a pas lieu d’être dans la « société de la performance » qui est la nôtre… Et puis celle de la dilution de la culture d’entreprise, qui fait partie de ses actifs immatériels, au même titre que les brevets ou les talents. A ce titre, la question de la formation des jeunes doit interroger : le télétravail complique leur apprentissage et la transmission des savoirs.


Ces nouveaux modes de travail, en réduisant nos déplacements, pourraient contribuer à la lutte contre le changement climatique, même si les impacts du numérique sont loin d’être neutres. Qu’en pensez-vous ?
Oui, l’usage du numérique n’est pas forcément écologique. Et pour ce qui est de réduire la fracture des territoires, je ne crois pas au tout-solutionnisme technologique. La crise actuelle doit nous conduire à réfléchir à des formes de production parcimonieuses, à des modes de travail localisés, collectifs et surtout incarnés, à mille lieues d’un télétravail qui, lui, s’inscrit dans la logique productiviste qui détruit l’environnement.

Source : Le Monde


lundi 31 août 2020

Le télétravail en situation exceptionnelle

 

Depuis la présentation du 1er plan de reprise de l'activité en mai dernier, la CGT alerte la Région sur l'absence de prévention des agents placés en télétravail.

Rappel des faits :
- Tous les agents qui ont intégré la démarche de télétravail avant le confinement ont bénéficié d'une formation et d'un accompagnement (Charte télétravail).
- En mars 2020, lors du confinement, plusieurs centaines d'agents se sont retrouvés à télétravailler à leur domicile 7 jours sur 7, parfois en devant gérer aussi leurs enfants, sans AUCUNE FORMATION, AUCUNE INFORMATION, AUCUN ACCOMPAGNEMENT sur les risques, les contraintes, les points de vigilance et les préconisations.
- En mai 2020, on apprend que la Région avait en sa possession une publication très claire sur ce sujet, réalisé par l'INRS. Elle est en annexe du Plan de reprise et elle aurait été publiée au fin fonds d'Oasis (bon courage pour le retrouver). La CGT demande donc à la Région de faire ce travail de prévention sur ce thème essentiel : refus de la Région.
- En août 2020, le plan d'organisation de la collectivité prévoit la possibilité de télétravailler de 1 à 3 jours pour les agents du siège. La CGT demande à nouveau à la Région de faire ce travail de prévention sur ce thème essentiel : refus de la Région.

Depuis plusieurs années, la CGT travaille et fait des propositions sur le thème du télétravail, qui attire de nombreux agents, mais qui comporte aussi des risques que chaque agent doit connaitre pour s'en protéger.

Nous vous invitons donc à lire et partager la publication de l'INRS intitulée Le télétravail en situation exceptionnelle. Elle présente très clairement les risques, les points de vigilance et des préconisations simples.



jeudi 17 mars 2016

Mails, téléphones professionnels… Y a-t-il une vie après le travail ? - Article sur Le Monde.fr


Tout a commencé, se souvient très précisément Florence, 45 ans, cadre à Strasbourg dans une multinationale, quand les mails professionnels sont arrivés sur le téléphone. « Au début c’est ludique… on peut travailler où on veut, quand on veut. » De cette « génération de femmes qui a tendance à en faire un petit peu trop », elle se met à consulter ses mails au milieu de la nuit quand, en regardant l’heure sur son iPhone, son doigt fait un petit détour sur l’icône courrier. « Ce n’est pas une exigence de l’entreprise », insiste-t-elle tout en s’interrogeant sur « la façon dont on accepte que le téléphone rentre dans sa propre vie ».

74 % des cadres français déclarent regarder leurs mails professionnels en dehors des heures de travail (étude Adobe, 2015). Et le gouvernement entend réguler cette hyperconnexion parfois subie en incitant les entreprises à veiller au temps de repos de leurs salariés à travers la création d’un droit à la déconnexion intégré au projet de loi travail.

« Je ne suis pas responsable d’une centrale nucléaire »

Pour Brice, 45 ans, « le mélange entre vie privée et vie professionnelle est inéluctable ». Pas question d’essayer de lutter. Ce cadre dirigeant dans la banque, à la tête d’une famille recomposée de quatre enfants entre 3 et 15 ans, n’imagine pas de couper son téléphone où se mélangent allègrement pro et perso. « Tout le monde fait deux choses en même temps. » Au travail, il veut rester joignable « si [la] nounou est en retard ou [sa] femme bloquée dans le RER » et en échange, en vacances, il continue de consulter ses mails du boulot « 10 minutes par jour dans les toilettes ». En charge d’une équipe de 10 personnes, il « admettrait mal » qu’un collaborateur n’accepte pas cette « réciprocité » : « Certains sont bien contents de préparer leur soirée sur Tinder à 17 heures ! »

Assailli par des dizaines de mails quotidiens, Stéphane, 42 ans, refuse d’y avoir accès sur son téléphone personnel. Salarié dans une petite entreprise de marketing, son choix de compartimenter n’a pas causé de problème avec sa hiérarchie : « Je ne suis pas chirurgien ou responsable d’une centrale nucléaire… si j’ai un mail, ma réponse peut attendre quelques heures. » « Cette distance que j’ai avec mon téléphone, prévient-il néanmoins, je ne la revendique surtout pas dans mon équipe, c’est juste que je fonctionne mieux sans, un petit peu plus à froid, je sais que je suis plus pertinent comme ça. »

« J’arrive à faire une journée sans portable, pas deux »

Difficile d’établir ses propres règles de connexion dans son coin. Aurore, 24 ans, embauchée depuis un an dans une entreprise de transport en province a plus de mal à mettre une barrière : « On a envie de prouver qu’on est loyale, qu’on est à la hauteur de ses collègues. » Et le fait de recevoir des mails à 23 heures en semaine ou à 7 h 40 de son patron, le dimanche matin, alimente sa culpabilité : « Je vois que les autres bossent », explique la jeune femme qui ne cache pas ses ambitions. « C’est mon travail qui a renforcé ce lien avec le portable », « avant je pouvais l’oublier une journée, plus maintenant ».

« J’arrive à faire une journée sans portable, pas deux, assume Zachée, 25 ans, assistant dans un service de formation à Rennes. Mon portable fait partie de moi, il faut qu’il soit dans ma main, sinon ça me démange. » Résultat, quand il est en RTT, il continue de gérer ses mails professionnels : « Je sais qu’ils peuvent se débrouiller sans moi, mais ça m’aide à anticiper, c’est ma façon de lutter contre mon stress, je préfère avoir connaissance des problèmes tout de suite et les gérer dans les 5 minutes. » « Eh, on est là ! », ne cessent de lui répéter sa copine et ses amis.

« Donnez-moi un Nokia 3310, je serais plus heureux »

Car c’est souvent l’entourage qui vient rappeler les limites. « Mon mari a été un excellent garde-fou », reconnaît Florence. Raphaël, 26 ans, consultant parisien, consent à n’abandonner son portable que chez ses parents, lors des déjeuners en famille. Il a bien tenté de l’abandonner dans l’entrée de son appartement pour arrêter de le regarder le soir au lit avec sa copine, mais il n’a pas renouvelé l’expérience : « Trop addict. » En voiture, à pied, au travail, impossible de déconnecter de son téléphone, sous peine d’ennui. « Donnez-moi un Nokia 3310, je serais plus heureux », supplie-t-il sans arriver à se l’imposer.

Thibault, 46 ans, directeur de la communication dans une entreprise, qui a vu les mails arriver dans l’entreprise (« au début on avait dix mails, on était fiers ») n’est pas contre les limites non plus : « Dans les dîners, ça commence à devenir pénible. » Dans son entreprise, une charte interdit d’envoyer des mails entre 20 heures et 8 heures. « Ma connexion, j’essaie de faire en sorte qu’elle ne rejaillisse pas sur mes collaborateurs, j’essaie de ne pas envoyer de mails tardifs pour ne pas provoquer chez eux une situation de travail. C’est tout à fait faisable si le cadre est clair. » Par contre, si son patron lui écrit le week-end, « il vaut mieux que je lui réponde… ça fait partie du contrat. »

« C’est comme arrêter de fumer »

« Y’a un côté un peu addictif, on aime bien jouer un rôle important », explique Florence. Se connecter le soir ou le week-end, c’est voir mais aussi être vu. Forte de son assise dans l’entreprise, Florence a coupé l’été dernier. Elle en a eu assez de « voir des collègues s’exciter sur leurs mails pendant le week-end ». « Il a fallu que je trouve des astuces pour ne plus me laisser tenter ! C’est comme arrêter de fumer, on fait plusieurs tentatives avant de trouver le bon équilibre. Il faut une discipline de fer pour couper vie professionnelle et vie privée. » L’important c’est de garder le contrôle, trouver sa propre distance, « parfois ça ne me dérange pas, ça me fait gagner du temps, mais je voudrais en faire un choix personnel. Les mails arrivent, mais qu’est-ce qui m’oblige à y répondre immédiatement ? ».

« Reste à retrouver le plaisir d’une activité normale », souligne Florence, qui livre sa difficulté à « atterrir » en début de week-end ou de vacances : « On est lancés à grande vitesse ».

Quelle part de choix, d’obligation ? La déconnexion est parfois impossible. « Le fait de donner un téléphone professionnel de la part de l’entreprise, c’est un signal fort, on ne vous impose rien mais vous sentez que vous devez le faire », souligne Aurore. Guillaume, lui, s’est vu reprocher de ne pas répondre systématiquement et a retrouvé « dans sa feuille d’objectifs annuels, le devoir d’avoir un usage plus rationnel de son téléphone » : « Une forme d’astreinte implicite », juge-t-il. François, 27 ans, a choisi aussi de se racheter un téléphone pour lui et de couper son téléphone pro le week-end après plusieurs dimanches passés à « ruminer » un problème soulevé par un mail de son directeur, lu alors qu’il prenait son café.



L'utilisation abusive des TIC fait partie des priorités du Syndicat CGT du Conseil régional du Centre depuis plusieurs années.
Nous estimons qu'une séparation claire est nécessaire entre temps de travail et temps de non-travail.
L'équilibre entre ces 2 activités est profitable autant à l'individu qu'à la qualité du service public rendu sur le temps de travail.

Source : Le Monde.fr

mardi 15 septembre 2015

Vers un « droit à la déconnexion » au travail - Article Le Monde.fr

La réforme du droit du travail intégrera des mesures destinées à encadrer « la transformation numérique de notre économie ». Manuel Valls l’a dit, le 9 septembre, quelques instants après s’être vu remettre le rapport de l’ex-directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle, qui encourage le développement de la négociation collective pour élaborer les normes sociales.

Le premier ministre considère que le développement des technologies digitales dans le monde de l’entreprise a des « impacts sociaux sur la vie au travail qui seront de plus en plus lourds ». Dès lors, il convient d’agir. Le sujet sera probablement abordé lors de la conférence sociale du 19 octobre. Des dispositions devraient également être inscrites dans le projet de loi que Myriam El Khomri présentera, fin 2015 ou début 2016, afin d’accorder plus de place aux accords de branche et d’entreprise dans « notre système de relations professionnelles ».


Pour nourrir sa réflexion, la ministre du travail dispose d’un rapport supplémentaire, rendu, mardi 15 septembre, par Bruno Mettling, directeur général adjoint d’Orange, chargé des ressources humaines. Il dresse un état des lieux, très documenté et parfois éloquent, sur les effets du numérique dans les relations de travail. Il formule aussi trente-six préconisations, en suivant une approche qui se veut équilibrée.

« Le numérique est d’abord une opportunité pour penser différemment l’organisation du travail, le fonctionnement de l’entreprise au quotidien, confie M. Mettling au Monde. Mais il peut aussi être porteur de risques pour la santé des salariés, qu’il convient d’anticiper. Il ne faut pas que ça serve de prétexte pour mettre à bas le code du travail. »

« Infobésité »

La numérisation de l’économie a pris une ampleur spectaculaire. Aujourd’hui, 90 % des cadres disposent d’un micro-ordinateur sur leur lieu de travail. Et le nombre de smartphones a été multiplié par six depuis 2008.

Or, selon M. Mettling, l’utilisation de tels équipements conduit parfois à une « surcharge informationnelle et communicationnelle » qui peut se révéler « contre-productive » en faisant intrusion dans la vie privée des salariés. Cette « infobésité » engendre, dans certains cas, du stress, « un sentiment de fatigue » et « pose en creux la question des risques psychosociaux ». Réguler l’usage de ces outils constitue donc une question « centrale, notamment pour les cadres ».

C’est pourquoi le dirigeant d’Orange propose d’instaurer « un droit à la déconnexion professionnelle qui doit se généraliser par négociation d’entreprise ». « Pour être effectif, ajoute-t-il, il doit s’accompagner d’un devoir de déconnexion dont le respect incombe d’abord à chacun d’entre nous, mais aussi à l’entreprise. Il revient, en effet, à celle-ci de former ses collaborateurs au bon usage des outils digitaux. Les dirigeants doivent également se montrer exemplaires. »

Le rapport ne fixe pas de solutions clés en main, mais cite plusieurs exemples : ainsi, Volkswagen a lancé un « dispositif de mise en veille des serveurs », entre 18 h 15 et 7 heures du matin, pour les smartphones professionnels ; de son côté, la société de e-commerce Price Minister a mis en place une demi-journée par mois sans courriels, afin de privilégier les échanges oraux entre salariés.


Source : Le monde.fr


L'utilisation abusive des TIC fait partie des priorités du Syndicat CGT du Conseil régional du Centre depuis plusieurs années.
Nous estimons qu'une séparation claire est nécessaire entre temps de travail et temps de non-travail.
L'équilibre entre ces 2 activités est profitable autant à l'individu qu'à la qualité du service public rendu sur le temps de travail.