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mardi 14 juin 2022

Journal ACTION N°18

 

Le numéro 18 du journal ACTION est sorti en mai 2022.

Il a été distribué au siège administratif et dans 65 lycées sur Chartres, Orléans, Gien, Montargis, Bourges, Châteauroux, Blois, Chinon, loches, Château-Renault, Amboise et Tours.

Nos avons notamment organiser plus de 40 réunions d'information syndicale qui ont permis d'aborder les sujets d'actualité qui sont traités dans ce numéro 18 du journal ACTION :

  • Temps de travail,
  • Conditions de travail,
  • Pouvoir d'achat,
  • Protection sociale complémentaire, présentée en détail dans le journal Le Petit Confiné N°6
 Téléchargez le journal ACTION N°18
 





 

vendredi 13 mai 2022

Temps de travail : c'est fini

 

Temps de travail

5 Mai 2022

Rencontre avec le Président de la Région

 À la suite du boycott du Comité Technique du 28 avril avec une demande d’ouverture de véritables négociations sur l’augmentation du temps de travail, l’Intersyndicale a sollicité une rencontre avec le Président de la Région sur la base des revendications suivantes :

 

-          Nous demandons le report du vote du rapport sur le temps de travail, présenté à la Commission Permanente Régionale du 6 mai 2022, alors qu’il était initialement prévu un passage en CPR de juin 2022 ;

-          Nous demandons l’ouverture de véritables négociations, notamment sur la prise en compte de la pénibilité liée à l’âge, tant dans les lycées qu’au siège, comme la loi le permet. Les échanges qui ont eu lieu ces dernières semaines n’ayant été qu’un échange de points de vue, sans aucune prise en considération de nos propositions argumentées ;

-          Nous demandons également l’intégration dans le rapport soumis au vote d’une clause de revoyure immédiate en cas d’annulation des dispositions de la Loi de transformation de la fonction publique par le Conseil constitutionnel, dans le cadre de la procédure de question prioritaire de constitutionnalité en cours.

Aujourd’hui, jeudi 5 mai à 8h00, l’Intersyndicale a rencontré le Président de la Région, les élus en charge du personnel et l’administration.

Malgré une pétition qui a recueilli plus de 1050 signatures et toute l’argumentation développée une fois de plus par l’Intersyndicale forte et unie, nous vous informons que le dialogue social n’a pas permis d’aboutir à une réelle amélioration légitime du temps de travail.

Le Président de la Région maintient sa position et ne dérogera pas au planning imposé ! La seule proposition concédée par le Président est de s’engager sur une clause de revoyure du temps de travail en cas de révision de la Loi.

L’Intersyndicale a mis en œuvre tous les moyens à sa disposition pour tenter d’atténuer l’augmentation du temps de travail par les actions suivantes :

-          Propositions argumentées

-          Mobilisation des agents par une pétition

-          Vote CONTRE à l’unanimité au Comité Technique du 7 avril

-          Courrier d’alerte à tous les élus de la majorité

-          Boycott du second Comité Technique du 28 avril

-          Menace de grève

-          Rencontre du Président de la Région

-          Information régulière des agents

Le rapport sur le temps de travail sera voté par les élus régionaux demain, vendredi 6 mai 2022, pour une application à partir du 1er janvier 2023. Un travail complémentaire détaillé sur le règlement du temps de travail va s’engager rapidement, nous reviendrons vers vous pour continuer à vous informer.

 L’Intersyndicale CFDT-CFE/CGC-CGT-FO-FSU-UNSA.

mercredi 16 mars 2022

Temps de travail : La loi du 19 août 2019 inconstitutionnelle ?

 

Saisi par des communes qui refusent la gestion du temps de travail imposée par la Loi du 19 août 2019, le Tribunal Administratif de Melun a considéré que « le moyen tiré de ce qu’elle [la loi] porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution, et notamment au principe de libre administration des collectivités territoriales, pose une question qui n’est pas dépourvue de caractère sérieux ». 

Il a transmis la demande de question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au Conseil d’État. 

S’il a le même avis, il transmettra la QPC au Conseil constitutionnel . 

Chaque instance a 3 mois pour se prononcer. Il est donc possible que cette partie de la loi du 19 août 2019 soit déclarée contraire à la Constitution et donc annulée, avant la fin de l’année. 

A suivre.

Temps de travail : le dialogue social a commencé

Les échanges ont commencé entre Région et syndicats sur la question du temps de travail.

La Région a présenté ses 1ères propositions, qu'elle a publié sur Oasis.

L'Intersyndicale a répondu par écrit et présenter des revendications précises sur les points avancés par la Région :

Situation dans les lycées
-    Maintien du temps de travail actuel des agents : 1607H – 35H – 14H de fractionnement = 1558H
-    Dans ce contingent horaire, accord pour l’identification d’une journée minimum, par an, dédiée à la formation, mais dans le cadre du Plan de formation et pas dans le règlement de temps de travail
-    Accord sur la mise en place d’un outil informatique d’organisation de planning annuel, commun à tous les lycées car cela correspond à une revendication syndicale de longue date, notamment pour l’uniformisation des plannings et l’égalité de traitement de agents entre établissements. Point de vigilance : l’outil devra correspondre aux besoins, tant des agents que des encadrants.
-    Accord pour l’identification d’une durée de 20 minutes maximum par jour avec ajout de l’identification du temps de douche pour les temps d’habillage/déshabillage nécessaires aux agents
-    Maintien du système actuel d’identification des 14 heures de fractionnement avec 2 modes de mise en œuvre et en plus, la possibilité de fractionnement en heure
-    Nécessité de trouver une formulation permettant d’éviter les abus concernant les astreintes et les rondes imposées aux agents pendant leurs périodes de congés. Une proposition écrite sera faite par l’Intersyndicale lors de la prochaine réunion du groupe de travail prévu le 1er mars prochain.

Situation au siège
-    Concernant la situation spécifique des équipes mobiles, les revendications de l’Intersyndicale seront présentées lors de la prochaine réunion du groupe de travail, en tenant compte des avis des agents concernés, exprimés à l’occasion de la réunion d’information syndicale prévue le 25 février
-    Afin de pouvoir tenir compte de l’avancée dans l’âge des agents, nous proposons de pouvoir accorder des jours de congés supplémentaires au titre de la pénibilité, soit :
•    2 jours supplémentaires par an à partir de 45 ans
•    4 jours supplémentaires par an à partir de 50 ans
•    6 jours supplémentaires par an à partir de 55 ans
-    Accord sur la proposition de la Région concernant la définition du temps de travail hebdomadaire selon les différents scénarii et notamment avec la semaine de 4,5 jours pour chaque scénario
-    A l’instar du temps de travail des agents des lycées, identification de 2 jours (14H selon chaque scénario) de congés annuels (pas possible sur des RTT) fractionnables en heures pour remplacer les 8H de crédits d’heures
-    Suppression de la distinction des RTT mensuelles et libres : uniquement des RTT libres et toutes fractionnables par demi-journée
-    Des jours de fermeture du Conseil Régional sont possibles uniquement sur des ponts et sur des dates déterminées chaque année en concertation avec les organisations syndicales

Par ailleurs, l'Intersyndicale a donné la possibilité à tous les agents de s'exprimer et de se mobiliser contre toute forme d’augmentation du temps de travail, en signant une pétition en ligne.

Téléchargez les revendications de l'Intersyndicale envoyées à la Région

Téléchargez la pétition.

vendredi 15 mai 2020

Temps de travail des agents : le Région prend en compte certaines revendications de la CGT

Vendredi 15 mai, la DGS a envoyé son traditionnel message hebdomadaire aux agents de la Région.

Concernant la reprise du travail dans les lycées, le courrier précise : Chaque chef d’établissement établit la liste des priorités et le temps de travail des agents, sans récupération des heures non mobilisées.
 
Ainsi, la Région ne semble pas vouloir intervenir auprès des lycées pour harmoniser les temps de présence.
Cependant, la Région accepte que le temps de travail comptabilisé soit le même pour tous, "sans récupération des heures non mobilisées".

Temps de travail des agents : La CGT écrit à la région

Jeudi 14 mai, la CGT a écrit à la région :


Revendications CGT
sur le temps de travail des agents
pendant la crise sanitaire

Lors de notre dernière réunion du 24 avril dernier, nous avons fait part de nos inquiétudes sur les risques de traitements locaux inégalitaires et arbitraire des temps de travail des agents des lycées durant la période de crise sanitaire que nous traversons.

A l’heure de la reprise du travail en présentiel, nous constatons que nos inquiétudes étaient fondées.

Chaque lycée organise le temps de travail quotidien voire hebdomadaire de ses agents, ce qui conduit à des situations très différentes d’un établissement à un autre : temps plein, mi-temps, présence certains jours, rotation d’équipe par semaine complète …

Face à ces situations, la CGT demande à la Région :
-    D’une part d’intervenir auprès des établissements pour harmoniser les temps de présence des agents,
-    D’autre part que le temps de travail comptabilisé soit le même pour tous les agents : chaque journée est une journée complète, soit totalement en ASA, soit totalement travaillée en présentiel, soit mélangée ASA/travaillée en présentiel.
Cela permettra un traitement égalitaire entre les agents du siège et les agents des lycées.
Cela évitera aussi de grandes disparités de temps restant à travailler après la crise sanitaire, entre les agents en présentiel à temps plein et les agents en présentiel à temps partiel.

Enfin, nous souhaitons que la Région se prononce clairement sur la non-application de l’ordonnance n° 2020-430 du 15 avril 2020 permettant d’imposer la prise de jours de congés et/ou de RTT pendant la période de crise sanitaire.
 



mercredi 6 décembre 2017

Déclaration de la Fédération CGT des Services publics | Non à l’augmentation du temps de travail, oui aux 32 heures !

Dans les régions, les villes, les départements, les exécutifs locaux, les uns après les autres, entendent remettre en cause le temps de travail lorsqu’il est inférieur à 1 607 heures annuelles, faisant fi de tous les accords passés en prétextant que c’est la stricte application de la loi, et que « l’on ne peut pas faire autrement ». Outils de ce dispositif, les Chambres régionales des comptes, les unes après les autres, préconisent aux élus le passage aux 1 607 heures, ces derniers s’empressant de suivre ce qui n’est qu’un avis, mais qui les arrange bien !

Selon le site de la CNRACL, et ce que réaffirment tous les centres de gestion, « la durée du travail effectif est fixée, en principe, à 35 heures par semaine, le décompte du temps de travail étant réalisé sur la base d’une durée annuelle de travail effectif de 1 607 heures maximum, sans préjudice des heures supplémentaires susceptibles d’être effectuées ».

Face aux attaques actuelles, qui se généralisent, la Fédération CGT des Services publics réaffirme que les 1 607 heures sont bien un maximum et non pas une obligation de conformité à mettre en œuvre impérativement ! Rien dans les textes n’interdit à une collectivité de maintenir un régime de congés plus favorable aux agents. Par ailleurs, les régimes dérogatoires antérieurs au décret n° 2000-815 du 25 août 2000 relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail (ARTT) dans la Fonction Publique de l’État, applicable à la FTP, peuvent être conservés !

On nous dit que l’ajustement à 1 607 heures (qui parfois ne représente que quelques minutes par jour !) va économiser des postes de travail. Mais tout DRH sait parfaitement que 10 ETP récupérés ne font jamais 10 postes, car le temps récupéré par l’employeur se répartit généralement sur les agents en poste. Par ailleurs, les 2 jours de congés annuels supplémentaires (dits « jours de fractionnement ») qui peuvent, sous certaines conditions, être accordés aux agents, n’entrent pas en compte dans ces 1 607 heures, et viennent ainsi diminuer d’autant la durée individuelle de travail effectif.



Personne n’est dupe : L’augmentation du temps de travail est un moyen pour faire baisser le « coût du travail », pour réduire le personnel de plus en plus considéré comme la variable d’ajustement des politiques d’austérité. À la clé, des cadences plus difficiles, une charge de travail croissante, une aggravation de la souffrance au travail. Pour mettre en œuvre cette politique, on présente les fonctionnaires territoriaux comme des privilégiés, voire des fainéants ! Macron invite les maires à innover, à expérimenter, à adapter les règles, normes aux prétendues particularités locales... En réalité tout cela veut dire qu’il les appelle à relayer sa politique de détricotage de tout le tissu des services publics républicains, de généraliser les délégations de services publics, de s’ouvrir au privé... Et bien quant à elle, la CGT revendique les 32 heures pour toutes et tous dans la Fonction publique territoriale. Cette innovation - réelle celle-ci -, permettrait de créer massivement des emplois dans les collectivités, répondre aux besoins croissants des usagers, améliorer les conditions de travail des agents, qui sont de plus en plus pénibles.

Dans tout le pays, des revendications communes :
- Ne touchez pas à nos jours de congés et de repos !
- Respect de tous les accords favorables sur le temps de travail,
- Les personnels refusent d’être la variable d’ajustement des politiques d’austérité,
- Les 32 heures tout de suite maintenant, c’est économiquement possible, c’est socialement nécessaire !


Nous appelons les agents, avec leurs organisations syndicales, à s’opposer aux régressions, à développer les luttes et converger avec l’ensemble des salariés dans toutes les initiatives de mobilisations en cours et à venir.


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