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vendredi 29 octobre 2021

Le Petit Confiné N°7

 


Actualité sociale oblige, les numéros du Petit Confiné se suivent.

Voici le 7ème numéro consacré essentiellement aux revalorisations de régime indemnitaire qui commencent ce mois-ci.

 Téléchargez le 7ème numéro du Petit Confiné

Lisez-le. Partagez avec vos collègues. Et faites-nous remonter vos avis, questions, propositions d’amélioration …





 

 

mardi 8 décembre 2020

Comité technique du 1er décembre 2020 : Interventions CGT

 


 Introduction par la Présidente du CT : rappel de l’attribution de la prime Covid

Intervention CGT : salue la décision du Président et du Vice-Président d’accorder cette prime pour valoriser le travail et l’investissement. Reconnaissance du travail et pouvoir d’achat, cette prime correspond aux préoccupations des agents et donc de la CGT La décision est très appréciée par les agents.

 

III – Avis : Organisation DEI (vote)

Il nous parait important que cette réorganisation ne soit pas qu’une simple fusion d’organigramme sur le papier. Elle doit être l’occasion, d’une part, de remettre à plat l’ensemble des missions et des fonctions des agents et d’autre part, de vérifier que les moyens humains correspondent aux objectifs et aux contraintes de la nouvelle programmation qui va commencer.

Enfin, comme toujours dans ce genre de situation, nous nous interrogeons sur les raisons des départs quasi-simultanés de 2 chefs de service et d’une Directrice, notamment dans une Direction pour laquelle nous avons déjà alerté sur les difficultés et le turn-over.

Avec autant de nouveaux encadrants, la concertation évoquée dans le rapport devient incontournable.

Nous voterons favorablement à cette réorganisation.

Vote CGT : POUR

 

IV – Avis : L’action sociale à destination des agents de la collectivité régionale à compter du 1er janvier 2021 (vote)

Beaucoup de changements en matière d’action sociale pour 2021. Certains sont positifs, d’autres sont négatifs. Nous constatons surtout que globalement, ils sont positifs pour les revenus les plus élevés et négatifs pour les revenus les plus bas. Ce qui ne correspond pas franchement à notre vision de l’action sociale.

Le bilan en fin d’année sera donc nécessaire. Vous l’avez rajouté dans le rapport et nous vous en remercions.

Concernant le nouveau prestataire Plurelya, une première étude des prestations confirme la crainte que nous avions exprimée sur les baisses des aides aux vacances pour les tranches les plus basses. Chèques vacances : baisse de 110 € (allocation et prestation) et un système d’épargne de 80 € par mois très contraignant. Allocation vacances enfants : baisse de 90 €.

Nous regrettons ces baisses sur les prestations les plus utilisées, subies surtout par les agents aux plus bas revenus, car comparativement, les baisses sont moins importantes pour les tranches les plus élevées (10 € seulement sur les chèques vacances).

Nous verrons au moment du bilan si les quelques améliorations (tranches, prise en compte de la décote, mariage, naissance, médailles, culture et sport) compenseront ces baisses, à conditions d’avoir les informations de volumes de consommation par tranche.

Concernant les prestations gérées directement par la Région, nous faisons le même constat sur les tickets restaurants (attribués désormais aussi aux agents les mieux payés), ce qui devrait compenser la baisse importante sur les CESU.

Concernant les informations données sur le COS, nous accueillons favorablement celles sur l’augmentation des tranches et des taux d’intervention.

Sur ces nouvelles offres d’action sociale, nous sommes cependant convaincus que les principales baisses évoquées ne correspondent pas à des choix de la Région, mais plutôt aux pratiques du nouveau prestataire. Nous avions demandé que d’autres solutions soient mises en œuvre, comme la gestion directe par la Région, ça n’a pas été le cas.

Nous voterons favorablement à ce rapport.

Vote CGT : POUR

 

V – Avis : Chartre sur le droit à la déconnexion (vote)

La formulation générale de la Charte reste la même que celle refusée en juin 2019 : un document qui n’est pas volontariste et qui donne l’image d’une collectivité ne semble pas prendre la mesure du risque. A tel point que la notion de risque n’apparait même pas dans la Charte alors que ça devrait être le fondement de cette Charte. Les débats qu’on vient d’avoir sur la responsabilisation et le caractère addictif des outils devraient aboutir à cette notion de risque. Il faut décrocher pour préserver sa santé et sa vie personnelle, sa vie familiale.

Peu de changement avec la 1ère version de la Charte, puisque seulement 2 paragraphes ont été rajoutés :

  • Une phrase en fin de mail pour dire qu’on respecte le Droit à la déconnexion : On demandera aux collègues qui ont mis des mois à se remettre d’un burn-out s’ils pensent que ce genre de phrase les aurait empêchés de tomber, mais je crois connaitre la réponse.

  •  Un suivi des statistiques de connexions aux mails hors temps de travail : c’est ce qu’on demandait l’année dernière, c’est une bonne chose mais ce n’est malheureusement déjà plus suffisant car la crise sanitaire a développé les outils (Teams, Skype …) qui devrait aussi faire l’objet de statistiques d’utilisation, de même que les applications métiers. Il est aussi précisé que ces statistiques seront transmises aux DGD, mais il faudrait expliquer que l’objectif est une vraie prise de conscience du risque pour les agents et accompagner les DGD pour améliorer la situation.

Il n’y a rien non plus sur l’utilisation des téléphones portables (appels, SMS …), ni sur la notion d’urgence qui est pourtant fondamentale car c’est presque toujours un faux sentiment d’urgence qui empêche les agents de se déconnecter.

Quant aux préconisations pour lutter contre la sur-connexion sur le temps de travail, on pourrait presque en rire si le sujet n’était si grave : grâce à la Charte, on peut rechercher des plages de déconnexion et éviter les mails en « copies pour informations ».

Pour faire gagner du temps à tout le monde, je ne vous lirais pas à nouveau la liste de nos propositions concrètes pour travailler à une véritable déconnexion, mais je vous les enverrais par mail pour qu’elles soient annexées au PV.

Après cette année compliquée où les échanges connectés ont pris le pas sur les rapports humains, le risque d’overdose est plus fort que jamais, la Région aurait pu et aurait dû être volontariste en matière de lutte pour la déconnexion. Avec cette Charte, ce n’est clairement pas le cas et le monde de demain risque d’être comme celui d’hier, en pire.

 Nous voterons à nouveau contre cette Charte.

 Réponse Audrey Rousselet : chaque responsable va faire un suivi individuel : c’est la solution la plus adaptée. Si besoin, on fera évoluer la Charte.

Réponse CGT : Mme Rousselet, vous avez un discours volontariste, qu’on ne retrouve pas dans la Charte. Sur suivi individuel : il ne peut fonctionner correctement que si tous les acteurs, dont les managers sont convaincus de l’existence du risque à être sur-connectés et connectés hors du temps de travail. Si on ne l’écrit pas dans la Charte, personne ne se fondera sur ce risque pour faire évoluer les pratiques. Qui va accompagner les agents qui se connectent et travaillent hors du temps de travail ? Les Directeurs et les DGD. Sont-ils eux-mêmes suffisamment sensibilisés aux risques pour la santé des agents, leur vie personnelle et familiale, pour pouvoir accompagner leurs agents pour qu’ils se sortent de cette addiction ? Car les outils numériques, notamment les smartphones, sont addictifs et c’est aussi contre ça qu’il faut lutter.

La formulation actuelle de la Charte ne permettra pas d’améliorer la situation car il n’évoque même pas la notion de risque. Nous avions fourni à l’issue du pré-CT un exemple de communication sur le sujet réalisé par une autre Région, qui n’a pas été pris en compte, alors qu’elle contenait des exemples de formulation intéressantes.

 Réponse Audrey Rousselet : Il faudra insister sur la notion de risque dans la formation et dans les travaux sur le télétravail.

 Vote CGT : CONTRE

 

VI – Avis : Évolution des modalités du télétravail (vote)

La CGT salue la qualité du travail particulièrement compliqué de synthèse d’avis parfois très différents sur le sujet.

Les choix de la collectivité semblent cohérents et les préconisations plutôt claires.

Nous regrettons cependant le manque de clarté sur les modalités de formation et d’accompagnement que nous souhaitions voir maintenues à l’identique : Actions de sensibilisation et parcours de formation obligatoire, renforcé par des groupes d’échanges par DG

 Nous demandons également un engagement sur les moyens matériels :

- Remise en place de l’indemnisation financière prévue en 2014 pour la prise en charge des frais de fonctionnement (électricité, chauffage, eau, surcoût assurance…), proportionnelle au nombre de jours télétravaillés

- Mise à disposition du matériel nécessaire (écran, clavier, mobilier …).

La plupart des Régions adaptent actuellement leur dispositif Télétravail et intègre ces éléments.

Nous ne pouvons pas voter un dispositif sans contrepartie financière et matérielle

 Enfin, complément indispensable à l’extension du télétravail, à la prévention des risques psycho-sociaux et à la protection de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle, la CGT demande, comme en 2012, 2014, 2017, 2019 et 2020 à l’instant, la mise en place d’actions concrètes pour la déconnexion hors du temps de travail d’une part et la réduction de la sur-connexion sur le temps de travail d’autre part (cf annexe).

Vote CGT : ABSTENTION

Téléchargez les interventions CGT

lundi 1 juillet 2019

Comité technique du 6 juin 2019 : interventions CGT et compte-rendu


Ordre du jour du Comité technique du 6 juin 2019 :
Avis : Modification du règlement intérieur du Comité technique
Avis : Protocole d'accord sur l'exercice du droit syndical
Avis : Bilan Social et rapport de situations comparées 2018
Avis : Déploiement du télétravail
Avis : Charte sur le droit à la déconnexion
Avis : Critères de promotions interne et d’avancements de grade
Avis : Réorganisations de la Direction de l’Apprentissage et des Formations
Sanitaires et Sociales et de la Direction des Politiques d’Orientation et de Formation
Questions diverses :
FO :  Questions diverses sur des situations particulières de lycées (Lycée Augustin Thierry et Lycée GRANDMONT)
CGT :
- Questions diverses sur les conditions de travail à CALVIN (reportée au prochain CT)
- Communication de la liste des agents bénéficiaires de la NBI (reportée au prochain CT)
- Remplacement des absences (reportée au prochain CT)
- Fiches de postes

Comme toujours, la CGT est intervenue sur les principaux sujets.
Téléchargez les interventions CGT
Téléchargez le compte-rendu complet

mercredi 6 décembre 2017

Réunion d'information syndicale au siège : vendredi 15 décembre 2017




Rappel : Chaque agent bénéficie d’une heure d’information syndicale par mois, cumulable par trimestre. Elle est à prendre sur son temps de travail et pas sur celui du repas. L’agent vient à la réunion d’information, puis il va déjeuner. Désormais la réglementation impose qu’il informe sa hiérarchie de son absence. Téléchargez le formulaire de demande.

jeudi 17 mars 2016

Mails, téléphones professionnels… Y a-t-il une vie après le travail ? - Article sur Le Monde.fr


Tout a commencé, se souvient très précisément Florence, 45 ans, cadre à Strasbourg dans une multinationale, quand les mails professionnels sont arrivés sur le téléphone. « Au début c’est ludique… on peut travailler où on veut, quand on veut. » De cette « génération de femmes qui a tendance à en faire un petit peu trop », elle se met à consulter ses mails au milieu de la nuit quand, en regardant l’heure sur son iPhone, son doigt fait un petit détour sur l’icône courrier. « Ce n’est pas une exigence de l’entreprise », insiste-t-elle tout en s’interrogeant sur « la façon dont on accepte que le téléphone rentre dans sa propre vie ».

74 % des cadres français déclarent regarder leurs mails professionnels en dehors des heures de travail (étude Adobe, 2015). Et le gouvernement entend réguler cette hyperconnexion parfois subie en incitant les entreprises à veiller au temps de repos de leurs salariés à travers la création d’un droit à la déconnexion intégré au projet de loi travail.

« Je ne suis pas responsable d’une centrale nucléaire »

Pour Brice, 45 ans, « le mélange entre vie privée et vie professionnelle est inéluctable ». Pas question d’essayer de lutter. Ce cadre dirigeant dans la banque, à la tête d’une famille recomposée de quatre enfants entre 3 et 15 ans, n’imagine pas de couper son téléphone où se mélangent allègrement pro et perso. « Tout le monde fait deux choses en même temps. » Au travail, il veut rester joignable « si [la] nounou est en retard ou [sa] femme bloquée dans le RER » et en échange, en vacances, il continue de consulter ses mails du boulot « 10 minutes par jour dans les toilettes ». En charge d’une équipe de 10 personnes, il « admettrait mal » qu’un collaborateur n’accepte pas cette « réciprocité » : « Certains sont bien contents de préparer leur soirée sur Tinder à 17 heures ! »

Assailli par des dizaines de mails quotidiens, Stéphane, 42 ans, refuse d’y avoir accès sur son téléphone personnel. Salarié dans une petite entreprise de marketing, son choix de compartimenter n’a pas causé de problème avec sa hiérarchie : « Je ne suis pas chirurgien ou responsable d’une centrale nucléaire… si j’ai un mail, ma réponse peut attendre quelques heures. » « Cette distance que j’ai avec mon téléphone, prévient-il néanmoins, je ne la revendique surtout pas dans mon équipe, c’est juste que je fonctionne mieux sans, un petit peu plus à froid, je sais que je suis plus pertinent comme ça. »

« J’arrive à faire une journée sans portable, pas deux »

Difficile d’établir ses propres règles de connexion dans son coin. Aurore, 24 ans, embauchée depuis un an dans une entreprise de transport en province a plus de mal à mettre une barrière : « On a envie de prouver qu’on est loyale, qu’on est à la hauteur de ses collègues. » Et le fait de recevoir des mails à 23 heures en semaine ou à 7 h 40 de son patron, le dimanche matin, alimente sa culpabilité : « Je vois que les autres bossent », explique la jeune femme qui ne cache pas ses ambitions. « C’est mon travail qui a renforcé ce lien avec le portable », « avant je pouvais l’oublier une journée, plus maintenant ».

« J’arrive à faire une journée sans portable, pas deux, assume Zachée, 25 ans, assistant dans un service de formation à Rennes. Mon portable fait partie de moi, il faut qu’il soit dans ma main, sinon ça me démange. » Résultat, quand il est en RTT, il continue de gérer ses mails professionnels : « Je sais qu’ils peuvent se débrouiller sans moi, mais ça m’aide à anticiper, c’est ma façon de lutter contre mon stress, je préfère avoir connaissance des problèmes tout de suite et les gérer dans les 5 minutes. » « Eh, on est là ! », ne cessent de lui répéter sa copine et ses amis.

« Donnez-moi un Nokia 3310, je serais plus heureux »

Car c’est souvent l’entourage qui vient rappeler les limites. « Mon mari a été un excellent garde-fou », reconnaît Florence. Raphaël, 26 ans, consultant parisien, consent à n’abandonner son portable que chez ses parents, lors des déjeuners en famille. Il a bien tenté de l’abandonner dans l’entrée de son appartement pour arrêter de le regarder le soir au lit avec sa copine, mais il n’a pas renouvelé l’expérience : « Trop addict. » En voiture, à pied, au travail, impossible de déconnecter de son téléphone, sous peine d’ennui. « Donnez-moi un Nokia 3310, je serais plus heureux », supplie-t-il sans arriver à se l’imposer.

Thibault, 46 ans, directeur de la communication dans une entreprise, qui a vu les mails arriver dans l’entreprise (« au début on avait dix mails, on était fiers ») n’est pas contre les limites non plus : « Dans les dîners, ça commence à devenir pénible. » Dans son entreprise, une charte interdit d’envoyer des mails entre 20 heures et 8 heures. « Ma connexion, j’essaie de faire en sorte qu’elle ne rejaillisse pas sur mes collaborateurs, j’essaie de ne pas envoyer de mails tardifs pour ne pas provoquer chez eux une situation de travail. C’est tout à fait faisable si le cadre est clair. » Par contre, si son patron lui écrit le week-end, « il vaut mieux que je lui réponde… ça fait partie du contrat. »

« C’est comme arrêter de fumer »

« Y’a un côté un peu addictif, on aime bien jouer un rôle important », explique Florence. Se connecter le soir ou le week-end, c’est voir mais aussi être vu. Forte de son assise dans l’entreprise, Florence a coupé l’été dernier. Elle en a eu assez de « voir des collègues s’exciter sur leurs mails pendant le week-end ». « Il a fallu que je trouve des astuces pour ne plus me laisser tenter ! C’est comme arrêter de fumer, on fait plusieurs tentatives avant de trouver le bon équilibre. Il faut une discipline de fer pour couper vie professionnelle et vie privée. » L’important c’est de garder le contrôle, trouver sa propre distance, « parfois ça ne me dérange pas, ça me fait gagner du temps, mais je voudrais en faire un choix personnel. Les mails arrivent, mais qu’est-ce qui m’oblige à y répondre immédiatement ? ».

« Reste à retrouver le plaisir d’une activité normale », souligne Florence, qui livre sa difficulté à « atterrir » en début de week-end ou de vacances : « On est lancés à grande vitesse ».

Quelle part de choix, d’obligation ? La déconnexion est parfois impossible. « Le fait de donner un téléphone professionnel de la part de l’entreprise, c’est un signal fort, on ne vous impose rien mais vous sentez que vous devez le faire », souligne Aurore. Guillaume, lui, s’est vu reprocher de ne pas répondre systématiquement et a retrouvé « dans sa feuille d’objectifs annuels, le devoir d’avoir un usage plus rationnel de son téléphone » : « Une forme d’astreinte implicite », juge-t-il. François, 27 ans, a choisi aussi de se racheter un téléphone pour lui et de couper son téléphone pro le week-end après plusieurs dimanches passés à « ruminer » un problème soulevé par un mail de son directeur, lu alors qu’il prenait son café.



L'utilisation abusive des TIC fait partie des priorités du Syndicat CGT du Conseil régional du Centre depuis plusieurs années.
Nous estimons qu'une séparation claire est nécessaire entre temps de travail et temps de non-travail.
L'équilibre entre ces 2 activités est profitable autant à l'individu qu'à la qualité du service public rendu sur le temps de travail.

Source : Le Monde.fr