Depuis plusieurs jours, partout en France, des dizaines de milliers de lycéennes et de lycéens se mobilisent pour faire entendre leur colère et leurs revendications.
Toutes et tous concernés !
Comme cela a été porté lors des grèves du 29 septembre, elles et ils se
mobilisent en raison du manque d’enseignant·es et de personnels, des classes
surchargées, des conditions d’études dégradées, d'établissements vétustes, et
aussi de l’inquiétude face à leur avenir et la précarité qui touche une
partie croissante des plus jeunes et de leurs familles.
Elles et ils demandent la fin de Parcoursup qui amplifie la sélection
sociale pour l'accès aux études.
Les lycéen·nes et étudiant.es d'aujourd'hui sont les travailleurs et
travailleuses de demain, ils et elles ne doivent pas payer le prix des
politiques d’austérité.
Le projet de budget aggrave une situation déjà délétère.
Quand il manque des professeur·es, quand les classes sont surchargées,
quand les bâtiments se dégradent et que les jeunes voient leurs perspectives
d’avenir se réduire, la réponse ne peut pas être la répression.
Pourtant, c’est le choix fait par le gouvernement. Aux revendications
légitimes, il répond par la violence, les interpellations, les gardes à vue et
le déploiement des forces de l’ordre aux abords des établissements.
Près de 3 000 lycéen·nes et étudiant·es ont été interpellés depuis le début
de la mobilisation et 170 d'entre elles et eux ont été blessés ainsi que des
personnels, parfois gravement.
Le gouvernement assume l’escalade répressive et cherche à museler la
contestation, allant jusqu’à demander aux parquets de faire preuve de fermeté à
l’égard des parent·es des lycéen·nes mobilisé·es.
Cette répression est d’une ampleur sans précédent.
Et le gouvernement ne se contente pas de laisser faire : il organise et
assume cette escalade. En faisant le choix de la répression, le gouvernement
alimente la colère et prend délibérément le risque d’aggraver une situation
dont il porte la responsabilité.
La CGT condamne avec la plus grande fermeté cette répression et
appelle le gouvernement à y mettre un terme immédiat.
Elle a saisi, avec la Ligue des droits de l’Homme et la FCPE, le Défenseur
des droits pour l’alerter sur cette violente répression et lui demander de
veiller au respect des droits et libertés des lycéen·nes et étudiant·es
mobilisé·es.
Comme elle le fait déjà devant les établissements, la CGT sera le 6 octobre
aux côtés des lycéen·nes, étudiant·es et personnels de l'éducation
mobilisés.
Elle appelle toutes ses organisations à protéger leur droit à se mobiliser et à mettre à leur disposition les moyens
nécessaires pour s’organiser, notamment en ouvrant les bourses du travail et
les maisons du peuple pour leur permettre de se réunir, en sécurisant les
mobilisations et en déposant les demandes d'autorisation en lien avec les
organisations lycéennes et étudiantes.
Le 6 octobre, faisons entendre une même exigence : les lycéen·nes et
étudiant·es ont des droits, ils et elles ont des revendications, elles doivent
être entendues, pas réprimées !
Rassemblements et manifestations :
Orléans : 11 h au départ de la place De Gaulle
Tours : 14 h au départ de la place de la Liberté
Blois : 10 h 30 devant la Préfecture
Téléchargez
le préavis de grève déposé par la Fédération CGT des Services publics

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