jeudi 11 février 2021

TELETRAVAIL : LE COUT PEUT DEPASSER 100 EUROS PAR MOIS POUR DES SALARIES

LA POSITION DU SYNDICAT CGT DU CONSEIL REGIONAL CENTRE VAL DE LOIRE
Lors de la présentation de la nouvel Charte du télétravail, en Comité technique du 4 février 2021, la CGT a été le seul syndicat à revendiquer "une compensation des frais professionnels ainsi qu’une mise à disposition des moyens matériels, informatiques (écran, claviers …) et mobiliers (fauteuil …)., comme l’ont déjà décidé un certain nombre de régions". Nous avons également été, pour cette raison, les seuls à nous abstenir lors du vote.
Nous continuons à  porter cette revendication, plus que jamais d'actualité, comme le prouve cet article du Parisien en date du 9 février 2021.


Electricité, chauffage, fournitures… selon une étude du cabinet ConvictionsRH que nous révélons, le coût lié au télétravail peut s’avérer important. De quoi relancer le débat sur la prise en charge des frais par l’employeur. 

« Télétravailler partout où c'est possible! » a enjoint le Premier ministre, Jean Castex, la semaine dernière. Pour éviter un troisième confinement, les entreprises sont appelées à renforcer la mise en œuvre du télétravail et la ministre du Travail Elisabeth Borne a prévenu : les contrôles vont être renforcés, dans les grandes comme dans les petites organisations. Mais alors que la pression redouble pour que les salariés restent à la maison, quand ils sont de plus en plus nombreux à vouloir revenir au bureau, la question des frais supplémentaires générés par le télétravail se pose de plus belle.

Combien coûte un mois de travail à la maison par rapport à un mois d'activité au bureau ? Pour la première fois, un cabinet de conseils en ressources humaines s'est penché sur cette question. Selon l'étude de ConvictionsRH que nous révélons, le surcoût pour les salariés en frais courants (électricité, chauffage, eau…) peut varier de 13 euros par mois en fourchette basse (pour une habitation de 50 m2 chauffée au gaz, sans surcoût de repas… à 174 euros par mois en fourchette haute (pour 200 m2 chauffé à l'électrique, frais de repas et de cafés inclus).

Parmi ces dépenses, celles liées au loyer, au Wi-Fi ou au téléphone n'ont pas été prises en compte. « Beaucoup de salariés ont un forfait illimité qui n'entraîne pas de dépense supplémentaire pour le salarié », justifie Marine Chabot, associée du cabinet ConvictionsRH. En revanche, le prix du chauffage a été intégré en tenant compte du fait que certains salariés le baissent, parfois fortement, en allant travailler. « Nous nous sommes basés sur une utilisation de 8 heures par jour, pour 20 jours de télétravail par an », détaille Marine Chabot. 

Les frais de repas n'ont pas été comptabilisés quand le salarié dispose de tickets-restaurants – l'entreprise a l'obligation de les maintenir en période de télétravail. Dans les quatre études de cas que nous présentons, le chauffage est ainsi (avec le repas et le café en capsules) l'un des postes de dépenses les plus importants pour le travailleur à la maison : jusqu'à 48 euros pour un 150 m2 chauffé à l'électrique.


«Il arrive que le salarié soit gagnant»
De quoi donner du grain à moudre aux partisans d'une prise en charge des frais par l'employeur. D'autant que, en plus de ces frais courants, il faut tenir compte des achats de fournitures, voire d'équipement matériel ou informatique, pas toujours remboursé par l'entreprise. Même si de son côté, l'employé à domicile doit éventuellement déduire les économies réalisées sur les transports. « Avec le maintien du remboursement de la carte transport à 50 % ou à 100 %, ou les économies d'essence, il arrive que le salarié soit gagnant », souligne Marine Chabot.
Un paradoxe qui n'aidera pas les employeurs à y voir plus clair sur ce qui est remboursable, ou pas. Du côté de la loi, en effet, un flou artistique prévaut sur le sujet. L'ANI (accord national interprofessionnel) sur le télétravail signé par le patronat et les syndicats en novembre dernier indique qu'il appartient à l'entreprise « de prendre en charge les dépenses qui sont engagées par le salarié pour les besoins de son activité professionnelle et dans l'intérêt de l'employeur ». Mais l'accord ne détaille pas le type de dépenses qui peuvent être remboursées et renvoie cette question au dialogue social au sein de l'entreprise ou aux accords de branche.

«Un petit plus qui fait que cela me donne envie de continuer à travailler pour eux»
A chaque employeur, donc, d'adopter – ou non — sa politique de compensation des frais : aide à l'équipement, forfait mensuel, remboursement sur justificatifs… « Lors des discussions avec le patronat, à l'automne dernier, nous souhaitions que l'employeur soit obligé de statuer sur le sujet, mais cela n'a pas été intégré », déplore le président de la CFE-CGC François Hommeril.

La CGT – seule organisation à avoir refusé de signer l'ANI – va encore plus loin. « En plus des frais fixes, l'employeur devrait prendre en charge une partie du loyer du salarié qui consacre une pièce de son logement à son travail. Dans les années qui viennent, les entreprises vont faire des économies en se séparant d'une partie de leurs locaux, cela serait donc cohérent qu'elle reverse une partie de cette somme ! » soutient Fabrice Angei, secrétaire confédéral à la CGT.
Les salariés qui bénéficient déjà d'un « forfait télétravail », eux, s'en accommodent bien. « Avec la crise du Covid-19, mon entreprise a décidé d'augmenter le forfait mensuel que je touche pour le télétravail de 10 à 15 euros », raconte Dominique (le prénom a été modifié), consultant chez Sopra Steria, entreprise de services du numérique qui a mis en place ce dispositif depuis des années. Il juge « normal » que son entreprise participe à ses frais et lui propose aussi un remboursement pour l'achat de mobilier de bureau (plafonné à 150 euros) : « Ce n'est pas essentiel, mais c'est un petit plus qui fait que cela me donne envie, chaque jour, de continuer à travailler pour eux », estime-t-il.
Aujourd'hui, difficile de dénombrer les entreprises à avoir pris ce sujet à bras-le-corps. « Dans ce contexte de crise, la situation reste très empirique sur le terrain », souligne Eric Chevée, vice-président en charge des affaires sociales à la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). La question risque néanmoins d'évoluer rapidement. « Vu la situation, les employeurs vont vite être obligés de se positionner. Travailler à la maison, cela a un coût. Les salariés ne vont pas pouvoir s'asseoir très longtemps là-dessus », estime Jean-François Foucard, secrétaire national CFE-CGC. 

 Source : Le Parisien

lundi 8 février 2021

Prévention télétravail : Pourquoi la visioconférence met-elle notre cerveau K.-O. (et comment riposter) ?


Incontournables depuis le début de la crise sanitaire et la généralisation du télétravail, les discussions vidéo sont source d'épuisement mental. En cause, notamment, le manque de communication non verbale lors de ces échanges.

Une réunion d'équipe sur Teams à 10 heures, quatre "conf-calls" avec des clients dans l'après-midi, sans oublier le Skype en famille à 19 heures pour fêter l'anniversaire du petit dernier… Avec la crise sanitaire, la visioconférence s'est imposée dans notre quotidien. Au printemps dernier, elle est même devenue incontournable pour maintenir le lien social dans nos vies confinées.

Mais depuis, les apéros Zoom ont laissé place au phénomène de "Zoom fatigue"*, un sentiment d'épuisement face à l'accumulation de ces réunions virtuelles. Car outre la fatigue visuelle, liée à la fixation prolongée d'un écran, la visioconférence est surtout génératrice de fatigue mentaleexplique à franceinfo Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives. Et pour cause : une discussion vidéo exige beaucoup plus de concentration qu'un échange en face à face. Mais comment l'expliquer ?

Un manque de signes non verbaux

D'abord, par la difficulté de s'appuyer sur le langage corporel des interlocuteurs. Lorsqu'on est en présence de quelqu'un, un hochement de tête lui indique par exemple que nous l'écoutons. La posture et les gestes peuvent quant à eux traduire notre envie de prendre la parole. Autant de signes non verbaux, souvent inconscients, qui "facilitent la compréhension claire des messages et des intentions lors d'une interaction", mais moins nombreux en visioconférence, analyse pour franceinfo Marie Lacroix, docteure en neurosciences. Difficile en effet de discerner les gestes d'une personne en appel vidéo si sa caméra est cadrée au niveau des épaules. "Et puis, pour éviter les bruits parasites, on a tendance à couper son micro quand n'a pas la parole, ajoute Marie Lacroix. Alors on détecte encore moins de signaux."

Le cerveau doit donc davantage se concentrer pour s'appuyer sur d'autres indicateurs, comme le ton de la voix ou les expressions du visage. Mais même avec une connexion internet optimale, la technologie restitue toujours ces informations avec un léger décalage, et complique encore la tâche pour notre cerveau. C'est ce que Nawal Abboub appelle "la désynchronie".

"C'est un décalage qui se calcule peut-être en millisecondes. Mais c'est suffisant pour demander un effort supplémentaire au cerveau pour qu'il reconstruise la réalité."

Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives à franceinfo

La réduction et la mauvaise qualité des signaux "nous oblige[nt] à être plus attentifs pour suivre et prête[nt] à des moments de confusion dans la conversation", confirme Marie Lacroix. La visioconférence perturbe ainsi la fluidité et le rythme de l'échange, soulignent les deux spécialistes. Vous avez d'ailleurs certainement déjà rencontré cette situation : un silence s'installe soudainement dans la discussion vidéo, et provoque en quelques secondes un sentiment de gêne chez vous et vos collègues, avant que deux d'entre eux ne prennent finalement la parole en même temps. 

"La distribution de la parole dans un groupe est réglementée de manière inconsciente, grâce aux signes non verbaux. En visio, il devient donc très difficile de trouver un rythme spontané."

Marie Lacroix, docteure en neurosciences à franceinfo

Surtout, les appels vidéo nous privent de "la synchronicité dans l'échange des regards", rapporte Marie Lacroix. Pour donner l'impression à son interlocuteur de le regarder dans les yeux, il faut fixer la caméra, ce qui empêche de facto d'observer sa réaction en même temps sur l'écran. En visioconférence, chaque participant a donc plutôt tendance à maintenir le regard sur l'écran, n'observant pas directement les autres dans les yeux, mais uniquement leur rendu filmé. Or, lors d'une discussion, le contact visuel avec autrui permet de stimuler le système attentionnel et de renforcer la mémorisation. Ainsi, face à une vidéo où un individu s'exprime, "notre attention est davantage attirée lorsque la personne qui parle donne l'impression de nous regarder environ 30% du temps", indique Marie Lacroix, citant une étude menée par deux universitaires britanniques*.

Plus étonnant encore, l'absence de contact visuel est interprétée par le cerveau comme "un évitement du regard", note l'experte. Cette réaction inconsciente et automatique donne "l'impression que la personne est sur la défensive ou inattentive", détaille-t-elle. De la même manière, les retards de son et d'image provoquent une interprétation négative des interlocuteurs. En 2014, des chercheurs allemands ont montré qu'un décalage de 1,2 seconde pouvait suffire à être perçu comme moins amical ou moins concentré*.

Quand l'écran devient miroir

Si la visioconférence bouleverse la perception des autres, elle modifie également le regard porté sur soi-même. Se voir à l'écran pendant la discussion avec les autres joue sur l'anxiété et la fatigue mentale. "Quand vous êtes en visioconférence, vous savez que tout le monde vous regarde. Vous êtes comme sur scène, ce qui provoque une pression sociale et l'impression que vous devez jouer", souligne Marissa Shuffler, enseignante en psychologie organisationnelle à l'université américaine de Clemson, auprès de la BBC*. En plus de devoir gérer la conversation, l'esprit n'a de cesse de se demander quelle posture adopter ou de se focaliser sur son propre visage.

Et dans le contexte actuel, où les espaces professionnel et personnel ne font plus qu'un, le cerveau est d'autant plus à l'affût de la moindre situation génératrice de malaise face à nos collègues : et si l'un des enfants faisait irruption dans le champ de la caméra ? Ou que le chat grimpait sur le bureau ?

"Vous mettez votre cerveau en double tâche : vous vous concentrez à la fois sur la personne à qui vous parlez et sur vous."

Nawal Abboub à franceinfo

"Or, le système attentionnel ne traite pas les informations en parallèle, mais en série", ajoute la spécialiste. Et chaque aller-retour entre votre visage et celui de votre interlocuteur est énergivore. "L'attention que vous allez prêter à votre image dépend aussi de la personne en face de vous, précise toutefois Nawal Abboub. Quand vous discutez avec un collègue, un collaborateur ou un supérieur, vous n'êtes pas sur les mêmes niveaux de ressources." 

"Où est Charlie ?"

La situation se complique encore quand les participants à la réunion sont nombreux. Le mode galerie, où les visages apparaissent dans de petites vignettes, est difficile à gérer pour le cerveau. "C'est comme si on devait jouer à 'Où est Charlie ?'", illustre Marie Lacroix. "On peut capter des choses assez générales, voir si l'audience a l'air réceptive ou se désintéresse, mais c'est plus difficile de prêter attention à chacun", nuance-t-elle. Sans compter qu'un appel vidéo ne se résume pas à un écran avec un ou plusieurs visages. "Il y a aussi un tchat sur le côté et des notifications peuvent apparaître, détaille Nawal Abboub. Il y a beaucoup de sources de distraction et ça rend l'espace encore plus difficile pour se concentrer."

Devant cet afflux d'informations, le cerveau se met donc en "attention partielle continue", analyse National Geographic*, et jongle avec une multitude de tâches, sans se concentrer pleinement sur l'une d'elles. Comme si vous essayiez de cuisiner et de lire en même temps, relève le média.

A cela s'ajoute qu'avec la crise sanitaire, des moments de vie, d'ordinaire séparés, sont désormais tous réunis en visioconférence. "Imaginez que vous vous rendiez dans un bar, et que dans ce même bar, vous discutiez avec vos professeurs, rencontriez vos parents ou organisiez un rendez-vous amoureux. C'est exactement ce que nous faisons en ce moment [en visioconférence]", avance Gianpiero Petriglieri, enseignant à l'Institut européen d'administration des affaires, auprès de la BBC.

"Le travail à distance nous impose un monocanal qui est l'ordinateur."

Marie Lacroix à franceinfo

"La fatigue mentale est générée par l'accumulation du temps passé sur une même tâche", expose l'experte. Même en jonglant avec des réunions professionnelles et des appels vidéo entre amis, l'activité reste similaire et suscite donc de l'épuisement. D'autant plus si les participants sont peu actifs lors de ces visioconférences. "Cela peut paraître contre-intuitif, mais rester passif [face à un ordinateur] est encore plus demandeur d'énergie", ajoute Nawal Abboub, comparant cette situation au travail "très fatigant" des professionnels de la vidéosurveillance qui scrutent en permanence des écrans.

Gare à la "visionite"

Alors comment se prémunir de cette fatigue ? Pensez d'abord à faire des pauses visuelles. "Toutes les vingt minutes, il faut lever les yeux de son écran et regarder à vingt mètres devant soi pendant vingt secondes", recommande Marie Lacroix, qui a cofondé Cog'X, une agence de conseil en sciences cognitives auprès des entreprises. Autre possibilité : fixer des créneaux de réunion plus courts pour laisser un temps de récupération. 

Exit aussi l'utilisation systématique de la caméra. "On peut l'allumer au début de la réunion, pour prendre des nouvelles des autres, garder ce moment d'interactions, suggère Marie Lacroix. Puis la couper quand on entre dans des aspects plus techniques de la discussion afin de permettre à chacun de se concentrer sur le contenu."

Pour compenser l'absence d'une partie des signes non verbaux, Nawal Abboub, cofondatrice de l'agence de conseil Rising Up, propose de "jouer davantage sur la voix" ou d'"amplifier les gestes du visage" pour capter l'attention de l'auditoire. Etablir des règles explicites permet par ailleurs de fluidifier les échanges : lever la main pour prendre la parole, poser les questions dans l'espace de tchat.

"Il ne faut pas non plus tomber dans le syndrome de la visionite", poursuit Nawal Abboub, qui incite à alterner avec d'autres modes de communication. "On peut aussi s'appeler par téléphone, s'envoyer des messages, travailler sur des documents partagés", détaille-t-elle. Selon l'experte, le meilleur conseil pour s'adapter reste d'apprendre à "connaître la manière dont notre cerveau fonctionne""Ce n'est pas un ordinateur qui sait faire fonctionner Powerpoint et Excel en même temps", sourit la scientifique.

* Les liens marqués d'un astérisque renvoient vers des articles en anglais.

Source : France TV Info

lundi 25 janvier 2021

Journée d'action nationale dans l'Education : mardi 26 janvier 2021

 

ATSEM, Adjoint·e·s techniques des établissements scolaires, animatrices-animateurs, AESH, ATSS, enseignant·e·s... Tou·te·s ensemble en grève et manifestation le 26 janvier ... et on continue le 4 février !

 Déconfinons nos revendications

Depuis le début de la crise sanitaire, tous les personnels des écoles et établissements scolaires sont en surchauffe et travaillent sous tension permanente : protocoles sanitaires difficilement applicables avec les moyens alloués, persistance des classes surchargées, augmentation des tâches pour les ATSEM des écoles maternelles, maintien des agent·es dans une précarité extrême (Temps partiels non choisis, contrats à durée déterminée, horaires variables à outrance, salaires de misère), manque criant de personnels, programmes scolaires non aménagés et augmentation des difficultés scolaires ...

Des agents et agentes masqué·es mais pas muselé·es !
La crise sanitaire a accéléré la dégradation des conditions de travail dans les écoles, les établissements scolaires et accueils périscolaires : davantage de travail et travail dans l’urgence perpétuelle, davantage de collègues absent-es et non remplacé-es, aucune écoute des per­sonnels dans l’instauration et l’application des consignes sanitaires par nos employeurs alors que nous sommes les mieux placé- es pour exiger une plus grande rigueur sanitaire ...

Cette absence d’écoute de la part de nos employeurs locaux et admi­nistrations est un manque de respect à l’égard des femmes, agentes en première ligne dans les écoles et les divers établissements. La crise a souligné leur rôle et leur importance dans un environnement où elles sont extrêmement majoritaires : sans elles, pas de cantine, pas de nettoyage, pas d’activité périscolaire, pas d’aide en classe ou d’accompagnement des élèves en situation de handicap, moins d’enseignement et gestion approximative dans les services !

Face au mépris des ministères de la transformation de la fonction publique et de l’Éducation nationale, mais aussi des employeurs publics locaux, et dans un contexte de crise sanitaire, économique et sociale, tous les personnels intervenant dans les écoles et établissements exigent un plan d’urgence avec des créations de postes, une augmentation des salaires et un plan de titularisation ainsi qu’un plan de rénovation du bâti des établissements scolaires !

Toutes et tous en grève mardi 26 janvier 2021 et jeudi 4 février !

Les Fédérations CGT des Services Publics et la CGT Éduc’action appellent l’ensemble des personnels des écoles et établissements scolaires à s’engager dans la grève et manifestations mardi 26 janvier et jeudi 4 février 2021 dans le cadre de l’appel national et interprofessionnel pour exiger :
• des créations de postes,
• une autre politique éducative,
• le dégel de la valeur du point d’indice couplé à des mesures significatives de revalorisation des carrières et grilles indiciaires de l’ensemble des cadres d’emplois des agents travaillant dans des établissements scolaires
.10% pour la Fonction publique : 10% de postes supplémen­taires ; 10% d’augmentation des salaires ; 10% de temps de travail en moins.

Une autre École est possible.

Il y a urgence à construire collectivement une École avec un système éducatif transformé dans l’intérêt des personnels, des enfants et des usager·ères, et dans laquelle tous les personnels auront de meilleures conditions de travail.

Afin de permettre aux agent-es de défendre leur santé, leur emploi, pour améliorer leurs conditions de travail, des préavis de grève sont déposés pour le 26 janvier et le 4 février 2021.

Nous rappelons que les enseignant-es du premier degré doivent faire parvenir à leur hiérarchie leur déclaration d’intention 48h avant le début du mouvement.

 Téléchargez le tract

mardi 8 décembre 2020

Comité technique du 1er décembre 2020 : Interventions CGT

 


 Introduction par la Présidente du CT : rappel de l’attribution de la prime Covid

Intervention CGT : salue la décision du Président et du Vice-Président d’accorder cette prime pour valoriser le travail et l’investissement. Reconnaissance du travail et pouvoir d’achat, cette prime correspond aux préoccupations des agents et donc de la CGT La décision est très appréciée par les agents.

 

III – Avis : Organisation DEI (vote)

Il nous parait important que cette réorganisation ne soit pas qu’une simple fusion d’organigramme sur le papier. Elle doit être l’occasion, d’une part, de remettre à plat l’ensemble des missions et des fonctions des agents et d’autre part, de vérifier que les moyens humains correspondent aux objectifs et aux contraintes de la nouvelle programmation qui va commencer.

Enfin, comme toujours dans ce genre de situation, nous nous interrogeons sur les raisons des départs quasi-simultanés de 2 chefs de service et d’une Directrice, notamment dans une Direction pour laquelle nous avons déjà alerté sur les difficultés et le turn-over.

Avec autant de nouveaux encadrants, la concertation évoquée dans le rapport devient incontournable.

Nous voterons favorablement à cette réorganisation.

Vote CGT : POUR

 

IV – Avis : L’action sociale à destination des agents de la collectivité régionale à compter du 1er janvier 2021 (vote)

Beaucoup de changements en matière d’action sociale pour 2021. Certains sont positifs, d’autres sont négatifs. Nous constatons surtout que globalement, ils sont positifs pour les revenus les plus élevés et négatifs pour les revenus les plus bas. Ce qui ne correspond pas franchement à notre vision de l’action sociale.

Le bilan en fin d’année sera donc nécessaire. Vous l’avez rajouté dans le rapport et nous vous en remercions.

Concernant le nouveau prestataire Plurelya, une première étude des prestations confirme la crainte que nous avions exprimée sur les baisses des aides aux vacances pour les tranches les plus basses. Chèques vacances : baisse de 110 € (allocation et prestation) et un système d’épargne de 80 € par mois très contraignant. Allocation vacances enfants : baisse de 90 €.

Nous regrettons ces baisses sur les prestations les plus utilisées, subies surtout par les agents aux plus bas revenus, car comparativement, les baisses sont moins importantes pour les tranches les plus élevées (10 € seulement sur les chèques vacances).

Nous verrons au moment du bilan si les quelques améliorations (tranches, prise en compte de la décote, mariage, naissance, médailles, culture et sport) compenseront ces baisses, à conditions d’avoir les informations de volumes de consommation par tranche.

Concernant les prestations gérées directement par la Région, nous faisons le même constat sur les tickets restaurants (attribués désormais aussi aux agents les mieux payés), ce qui devrait compenser la baisse importante sur les CESU.

Concernant les informations données sur le COS, nous accueillons favorablement celles sur l’augmentation des tranches et des taux d’intervention.

Sur ces nouvelles offres d’action sociale, nous sommes cependant convaincus que les principales baisses évoquées ne correspondent pas à des choix de la Région, mais plutôt aux pratiques du nouveau prestataire. Nous avions demandé que d’autres solutions soient mises en œuvre, comme la gestion directe par la Région, ça n’a pas été le cas.

Nous voterons favorablement à ce rapport.

Vote CGT : POUR

 

V – Avis : Chartre sur le droit à la déconnexion (vote)

La formulation générale de la Charte reste la même que celle refusée en juin 2019 : un document qui n’est pas volontariste et qui donne l’image d’une collectivité ne semble pas prendre la mesure du risque. A tel point que la notion de risque n’apparait même pas dans la Charte alors que ça devrait être le fondement de cette Charte. Les débats qu’on vient d’avoir sur la responsabilisation et le caractère addictif des outils devraient aboutir à cette notion de risque. Il faut décrocher pour préserver sa santé et sa vie personnelle, sa vie familiale.

Peu de changement avec la 1ère version de la Charte, puisque seulement 2 paragraphes ont été rajoutés :

  • Une phrase en fin de mail pour dire qu’on respecte le Droit à la déconnexion : On demandera aux collègues qui ont mis des mois à se remettre d’un burn-out s’ils pensent que ce genre de phrase les aurait empêchés de tomber, mais je crois connaitre la réponse.

  •  Un suivi des statistiques de connexions aux mails hors temps de travail : c’est ce qu’on demandait l’année dernière, c’est une bonne chose mais ce n’est malheureusement déjà plus suffisant car la crise sanitaire a développé les outils (Teams, Skype …) qui devrait aussi faire l’objet de statistiques d’utilisation, de même que les applications métiers. Il est aussi précisé que ces statistiques seront transmises aux DGD, mais il faudrait expliquer que l’objectif est une vraie prise de conscience du risque pour les agents et accompagner les DGD pour améliorer la situation.

Il n’y a rien non plus sur l’utilisation des téléphones portables (appels, SMS …), ni sur la notion d’urgence qui est pourtant fondamentale car c’est presque toujours un faux sentiment d’urgence qui empêche les agents de se déconnecter.

Quant aux préconisations pour lutter contre la sur-connexion sur le temps de travail, on pourrait presque en rire si le sujet n’était si grave : grâce à la Charte, on peut rechercher des plages de déconnexion et éviter les mails en « copies pour informations ».

Pour faire gagner du temps à tout le monde, je ne vous lirais pas à nouveau la liste de nos propositions concrètes pour travailler à une véritable déconnexion, mais je vous les enverrais par mail pour qu’elles soient annexées au PV.

Après cette année compliquée où les échanges connectés ont pris le pas sur les rapports humains, le risque d’overdose est plus fort que jamais, la Région aurait pu et aurait dû être volontariste en matière de lutte pour la déconnexion. Avec cette Charte, ce n’est clairement pas le cas et le monde de demain risque d’être comme celui d’hier, en pire.

 Nous voterons à nouveau contre cette Charte.

 Réponse Audrey Rousselet : chaque responsable va faire un suivi individuel : c’est la solution la plus adaptée. Si besoin, on fera évoluer la Charte.

Réponse CGT : Mme Rousselet, vous avez un discours volontariste, qu’on ne retrouve pas dans la Charte. Sur suivi individuel : il ne peut fonctionner correctement que si tous les acteurs, dont les managers sont convaincus de l’existence du risque à être sur-connectés et connectés hors du temps de travail. Si on ne l’écrit pas dans la Charte, personne ne se fondera sur ce risque pour faire évoluer les pratiques. Qui va accompagner les agents qui se connectent et travaillent hors du temps de travail ? Les Directeurs et les DGD. Sont-ils eux-mêmes suffisamment sensibilisés aux risques pour la santé des agents, leur vie personnelle et familiale, pour pouvoir accompagner leurs agents pour qu’ils se sortent de cette addiction ? Car les outils numériques, notamment les smartphones, sont addictifs et c’est aussi contre ça qu’il faut lutter.

La formulation actuelle de la Charte ne permettra pas d’améliorer la situation car il n’évoque même pas la notion de risque. Nous avions fourni à l’issue du pré-CT un exemple de communication sur le sujet réalisé par une autre Région, qui n’a pas été pris en compte, alors qu’elle contenait des exemples de formulation intéressantes.

 Réponse Audrey Rousselet : Il faudra insister sur la notion de risque dans la formation et dans les travaux sur le télétravail.

 Vote CGT : CONTRE

 

VI – Avis : Évolution des modalités du télétravail (vote)

La CGT salue la qualité du travail particulièrement compliqué de synthèse d’avis parfois très différents sur le sujet.

Les choix de la collectivité semblent cohérents et les préconisations plutôt claires.

Nous regrettons cependant le manque de clarté sur les modalités de formation et d’accompagnement que nous souhaitions voir maintenues à l’identique : Actions de sensibilisation et parcours de formation obligatoire, renforcé par des groupes d’échanges par DG

 Nous demandons également un engagement sur les moyens matériels :

- Remise en place de l’indemnisation financière prévue en 2014 pour la prise en charge des frais de fonctionnement (électricité, chauffage, eau, surcoût assurance…), proportionnelle au nombre de jours télétravaillés

- Mise à disposition du matériel nécessaire (écran, clavier, mobilier …).

La plupart des Régions adaptent actuellement leur dispositif Télétravail et intègre ces éléments.

Nous ne pouvons pas voter un dispositif sans contrepartie financière et matérielle

 Enfin, complément indispensable à l’extension du télétravail, à la prévention des risques psycho-sociaux et à la protection de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle, la CGT demande, comme en 2012, 2014, 2017, 2019 et 2020 à l’instant, la mise en place d’actions concrètes pour la déconnexion hors du temps de travail d’une part et la réduction de la sur-connexion sur le temps de travail d’autre part (cf annexe).

Vote CGT : ABSTENTION

Téléchargez les interventions CGT

CHSCT-CT : PV des réunions de mai, juin et août 2020

Après la fin du 1er confinement, la Région a réuni à plusieurs reprises les membres du CHSCT et du Comité technique pour échanger sur la crise sanitaire. Voici les procès-verbaux de 3 réunions qui se sont tenues entre mai et août 2020.

Procès-verbal du CHSCT-CT du 29 mai 2020

Ordre du jour :
- Présentation de Plan de reprise

Téléchargez le PV

  

Procès-verbal du CHSCT-CT du 19 juin 2020

Ordre du jour :
- Evolution du plan de reprise en rapport avec les annonces gouvernementales
- INFORMATION : Tests sérologiques en lien avec le COVID 19 : protocole de recherche

Téléchargez le PV

 

Procès-verbal du CHSCT-CT du 27 août 2020

Ordre du jour :
- Présentation de Plan de reprise

Téléchargez le PV

 

Le Petit Confiné : Numéro 3

 

La crise sanitaire actuelle ne nous toujours permet pas reprendre nos distributions et réunions d’information au siège et dans les lycées.

Pour maintenir le lien, voici, avec un peu de retard, le 3ème numéro de notre nouveau journal : Le petit confiné.

Au sommaire :
- Le retour du dialogue social
- Le protocole de dialogue social
- Infos : Les interventions CGT au Comité technique du 5 novembre, prévention des risques professionnels liés au télétravail, le COS

Téléchargez le 3ème numéro du Petit Confiné.

Lisez-le. Partagez avec vos collègues. Et faites-nous remonter vos avis, questions, propositions d’amélioration …

Il a été envoyé par mail à tous les agents de la Région le 19 novembre 2020, grâce à la mise à jour de la liste de diffusion syndicale fournie par la Région et demandée depuis des années.




lundi 7 décembre 2020

Une prime Covid pour tous les agents du Conseil régional

 


Le 26 novembre 2020, François Bonneau, Président du Conseil régional et Marc Gricourt, Vice-Président du Conseil régional en charge du personnel, ont annoncé leur décision d’accorder une prime exceptionnelle de 200 € net pour la grande majorité des agents. 

L'attribution d'une prime Covid est très encadrée par le décret du 14 mai 2020.

Elle sera versée sur la paie de décembre à tous les fonctionnaires et contractuels de droit publics mobilisés, en présentiel ou en télétravail, entre le 23 mars et le 10 juillet.

L’Intersyndicale l’avait demandé à l’issue du 1er confinement, mais la Région a choisi d’attendre la fin de l’année, ce qui permet d’en faire bénéficier la plupart des agents des lycées qui ont travaillé entre mai et juillet.

Cette prime est une vraie marque de reconnaissance du travail et de l’engagement des agents.
Pour l’instant, la région Centre-Val de Loire est la seule Région à avoir mis en place d’une telle prime.

Nos revendications principales portent sur la reconnaissance et le pouvoir d'achat. Le Syndicat CGT du Conseil régional a donc salué la mise en place de cette prime.

Ce qui ne nous empêche pas de maintenir nos revendications nationales de déblocage du point d'indice.