jeudi 1 octobre 2020

Le petit confiné : numéro 2

 

La crise sanitaire actuelle ne nous toujours permet pas reprendre nos distributions et réunions d’information au siège et dans les lycées.

Pour maintenir le lien, voici le 2ème numéro de notre nouveau journal : Le petit confiné.

Au sommaire :
- Négociations, revalorisation, reconnaissance : le monde d’après doit commencer maintenant
- La pétition en cours
- Infos CHSCT
- Action sociale
- Baromètre interne
- Agents des lycées et RIFSEEP

Téléchargez le 2ème numéro du Petit Confiné.

Lisez-le. Partagez avec vos collègues. Et faites-nous remonter vos avis, questions, propositions d’amélioration …


 



Procès-verbal du CHSCT du 4 mai 2020

  

Procès-verbal du CHSCT du 4 mai 2020

Ordre du jour :
- Information dur les dispositions mises en place par la Région s'agissant du Coronavirus

Téléchargez le PV

Procès-verbal du CHSCT du 5 mars 2020


  Procès-verbal du CHSCT du 5 mars 2020

Ordre du jour :
- Information dur les dispositions mises en place par la Région s'agissant du Coronavirus

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Procès-verbal du CHSCT du 12 décembre 2019


  Procès-verbal du CHSCT du 12 décembre 2019

Ordre du jour :
- Avis sur le document unique
- Exposé des visites des représentants du CHSCT
- Présentation des enquêtes accident de travail
- Proposition des visites CHSCT du 1er semestre 2020
- Information sur Charte de fonctionnement des EPLE
- Information sur les candidatures au poste de médecin de prévention
- Exposés des mentions portées sur les registres de dangers graves et imminents et de
santé et sécurité au travail (si besoin)

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lundi 28 septembre 2020

septembre 2020 : demande de négociations et pétition


 Pour débloquer le dialogue social et obtenir de véritables négociations, l'Intersyndicale met à disposition des agents une pétition du 22 septembre au 15 octobre 2020.

La pétition est disponible sur le portail change.org :  change.org/negociationsCRCVL2020

La pétition pour impression et signature papier est téléchargeable ici puis à transmettre avant le 15 octobre 2020 à un représentant du syndicat de votre choix ou à envoyer à l’Intersyndicale : 9 rue Saint Pierre Lentin - CS 94117 - 45041 ORLEANS CEDEX 1 ou intersyndicale.crcentre@gmail.com 

Dans les 2 cas, les pétitions signées resteront en possession de l'Intersyndicale.


Nous, agents du Conseil régional Centre-Val de Loire demandons l’ouverture immédiate
de négociations sur la base des revendications sur le pouvoir d’achat et les carrières
portées par nos représentants de l’Intersyndicale

Dans le contexte actuel de crise sanitaire qui augmente la pénibilité de notre travail, mais qui prouve aussi l’importance de nos missions de service public.
Qui s’ajoute au gel du point d’indice, au rallongement des carrières, aux attaques gouvernementales
(retraites, jour de carence, Statut …),
il est urgent que la Région nous apporte son soutien et nous donne des preuves concrètes
de sa reconnaissance pour notre travail.


Nous demandons l’ouverture de négociations dès maintenant en vue d’un accord en 2020, pour une mise en œuvre dès janvier 2021, sur la base des revendications suivantes :
1 – La revalorisation du régime indemnitaire de 50 à 100 € pour tous les agents
2 – Le déblocage des carrières :
Pour tous les agents de catégorie A, B et C : Déroulement de carrière sur 3 grades, sans blocage lié au métier.
Pour tous les agents des lycées : Déroulement de carrière identique à celui des agents du siège :
-    Accès à ATTEE P1 pour tous, sans blocage lié au métier,
-    Accès au cadre d’emploi des Agents de maîtrise pour les métiers à spécialités,
-    Accès au cadre d’emploi des Techniciens pour tous les encadrants.
3 - La révision des ratios d’avancement de grade au choix : de 75 % à 100 % au lieu de 45 %, avec maintien du ratio à 100 % en cas de réussite à un examen professionnel. 
 

Septembre 2020 : demande de négociations et boycott

 

Déclaration du 18 septembre 2020

 Nous, représentants de l’Intersyndicale du Conseil régional Centre-Val de Loire demandons l’ouverture immédiate de négociations sur la base des revendications sur le pouvoir d’achat et les carrières portées depuis mars 2020.

 Dans le contexte actuel de crise sanitaire qui augmente la pénibilité de notre travail, mais qui prouve aussi l’importance de nos missions de service public, qui s’ajoute au gel du point d’indice, au rallongement des carrières, aux attaques gouvernementales (retraites, jour de carence, Statut …).

 Il est urgent que la Région apporte son soutien aux agents et leur donne des preuves concrètes de reconnaissance pour leur travail.

  Nous demandons l’ouverture de négociations dès maintenant en vue d’un accord en 2020, pour une mise en œuvre dès janvier 2021, sur la base des revendications suivantes :

1 – La revalorisation du régime indemnitaire de 50 à 100 € pour tous les agents

2 – Le déblocage des carrières :

Pour tous les agents de catégorie A, B et C : Déroulement de carrière sur 3 grades, sans blocage lié au métier.

Pour tous les agents des lycées : Déroulement de carrière identique à celui des agents du siège :

-      Accès à ATTEE P1 pour tous, sans blocage lié au métier,

-      Accès au cadre d’emploi des Agents de maîtrise pour les métiers à spécialités,

-       Accès au cadre d’emploi des Techniciens pour tous les encadrants.

3 - La révision des ratios d’avancement de grade au choix : de 75 % à 100 % au lieu de 45 %, avec maintien du ratio à 100 % en cas de réussite à un examen professionnel. 

Nous constatons que le soi-disant « dialogue social » mené à la Région depuis plusieurs années n’aboutit à aucune avancée sociale pour les agents.

En conséquence, et dans l’attente de l’ouverture de ces négociations, nous vous informons que nous ne participerons plus à aucun groupe de travail.

Concernant les instances, nous ne siégerons qu’en CAP (et préparation) et CHSCT, pour ne pas pénaliser les carrières et les conditions de travail des agents.

mardi 15 septembre 2020

Télétravail : entretien avec la philosophe Fanny Lederlin


 Depuis plusieurs années, le syndicat CGT du Conseil régional Centre-Val de Loire travaille et fait des propositions dans le cadre de la mise en place du télétravail au siège de la Région.

Sans s'opposer à la mise en place du télétravail, la CGT alerte la Région sur les risques et la nécessaire prévention.

En septembre 2020, la CGT demandait, "comme en 2012, 2014, 2017 et 2019, la mise en place d’actions concrètes pour la déconnexion hors du temps de travail d’une part et la réduction de la sur-connexion sur le temps de travail d’autre part, ainsi qu’une information et un suivi par le CHSCT, avec notamment l’adaptation du Document unique d’évaluation des risques professionnels."

Dans le cadre de cette réflexion constante sur le sujet, la CGT partage un entretien publié dans Le Monde de ce jour dans lequel la philosophe Fanny Lederlin remet en cause l’indépendance et l’agilité qu’offrirait le travail à distance.

 Bureaux dispersés, salariés nomadisés, essor des « freelance »… Quel impact cela a-t-il sur notre rapport au monde ?
Si nous nous sommes mis à télétravailler aussi facilement, c’est d’abord parce que les technologies étaient prêtes. Ensuite, parce que de profondes mutations managériales étaient déjà à l’œuvre, comme l’individualisation du rapport au travail, la déliaison ou la tâcheronisation des travailleurs. L’un des risques majeurs du télétravail réside selon moi dans l’accélération du phénomène d’atomisation des travailleurs, initié depuis les années 1980.
Depuis ce moment-là, les doctrines managériales n’ont eu de cesse que de « casser » les collectifs en individualisant les relations de travail, à commencer par les négociations salariales. Résultat ? Nous n’avons pas eu de difficulté à travailler sans les autres et à réaliser docilement nos tâches, seuls dans nos domiciles. Or cette disparition du travail comme projet commun n’est pas neutre.


Nombre d’entreprises disent préférer des solutions qui font cohabiter un télétravail limité et du présentiel. Cela ne constitue-t-il pas une avancée ?
Les solutions hybrides sont certainement meilleures que le 100 % télétravail. Pour autant, même s’il est limité à deux jours, le télétravail risque de poser des questions très complexes. A l’évidence, la majorité des salariés le perçoit désormais comme un acquis, et même un droit à part entière. Mais comment maintenir la cohésion d’une entreprise si chaque salarié peut choisir son jour de télétravail ?
Au-delà de ces sujets d’organisation, j’ai peur que les salariés qui espèrent y gagner en « bien-être » ne déchantent, car plus qu’une maîtrise entre la vie privée et la vie professionnelle, c’est à une confusion des deux que le télétravail aboutit, et même à une invasion du travail dans le domicile. En fait, les promesses d’indépendance et d’agilité relèvent de la rhétorique des plates-formes digitales. Loin de ces beaux discours, le télétravail pourrait en fait accélérer la délocalisation des services dans les pays où les salaires sont moins élevés, à l’image de celle que l’on a connue dans l’industrie.


 En dépit d’un discours plus ouvert à l’égard de ces nouvelles façons de travailler, certains patrons restent méfiants. Pourquoi ?
Parmi les raisons, figure sans doute l’inconnue quant à la productivité des salariés en télétravail. Il y a peut-être aussi la peur de la perte de contrôle – crainte qui, à mon avis, n’a pas lieu d’être dans la « société de la performance » qui est la nôtre… Et puis celle de la dilution de la culture d’entreprise, qui fait partie de ses actifs immatériels, au même titre que les brevets ou les talents. A ce titre, la question de la formation des jeunes doit interroger : le télétravail complique leur apprentissage et la transmission des savoirs.


Ces nouveaux modes de travail, en réduisant nos déplacements, pourraient contribuer à la lutte contre le changement climatique, même si les impacts du numérique sont loin d’être neutres. Qu’en pensez-vous ?
Oui, l’usage du numérique n’est pas forcément écologique. Et pour ce qui est de réduire la fracture des territoires, je ne crois pas au tout-solutionnisme technologique. La crise actuelle doit nous conduire à réfléchir à des formes de production parcimonieuses, à des modes de travail localisés, collectifs et surtout incarnés, à mille lieues d’un télétravail qui, lui, s’inscrit dans la logique productiviste qui détruit l’environnement.

Source : Le Monde