Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires de la Fonction
publique ont fait le point sur l’agenda social et les discussions en
cours dans le cadre de l’agenda social que vous avez initié.
Si elles se félicitent de votre attachement à la Fonction publique, à
ses valeurs de progrès social, au rôle de ses personnels, si elles
notent des améliorations dans la qualité du dialogue social, elles
considèrent que sur les enjeux essentiels, aucun début de réponse
satisfaisante n’est au rendez-vous.
Sur l’emploi, les créations – qui vont dans le bon sens – dans
certains secteurs ne sauraient masquer les suppressions qui continuent
dans d’autres et la situation alarmante de pans entiers de la Fonction
publique.
Sur les salaires et le pouvoir d’achat, alors que les bas salaires se
multiplient (plus d’1 million d’agents aux environs du SMIC), que les
déroulements de carrière sont souvent inexistants, que les
qualifications ne sont plus reconnues, aucune mesure générale n’est
envisagée et, en particulier, la valeur du point est toujours gelée.
Le jour de carence, mesure inique et inefficace, condamnée par tous
les syndicats et le mouvement mutualiste, rejetée par la majorité
actuelle lorsqu’elle a été mise en place, n’est toujours pas abrogé.
S’agissant du projet dit Acte III de la décentralisation, la CGT
considère que la méthode utilisée ne crée pas les conditions d’une
réforme de progrès, qui passe de notre point de vue par un bilan
préalable des précédentes phases de décentralisation et de réforme de
l’Etat, une évaluation des besoins de service public et une négociation
sur les conditions permettant de répondre de manière pérenne et efficace
à ces besoins sur la base d’une complémentarité entre services de
l’Etat et des collectivités territoriales. Nous contestons par ailleurs
l’axe fort de la métropolisation, vecteur de désertification d’une
partie du territoire et de creusement des inégalités entre
collectivités.
Plus largement, nous affirmons que le choix gouvernemental de mener
une politique d’austérité en matière de finances publiques entrave toute
possibilité d’opérer les choix indispensables en matière de
développement des missions de la Fonction publique et de l’emploi
public, de juste rémunération et de reconnaissance du travail des
agents.
C’est pourquoi, les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires
ont décidé d’une première étape unitaire de mobilisation dans la
Fonction publique. Elles appellent à faire du jeudi 31 janvier prochain
une journée nationale de grève, avec manifestations et rassemblements.
Pour notamment :

Un moratoire immédiat sur les suppressions d’emplois, et des créations partout où cela est nécessaire

Conforter et développer la Fonction publique et les services publics

Une augmentation urgente de la valeur du point d’indice

L’abrogation du jour de carence.
Dans ce cadre, la Fédération CGT des Services publics appelle
les personnels de la Fonction publique territoriale à se mobiliser sous
les formes qu’ils décideront. Notre organisation dépose en conséquence
un préavis de grève de 0 à 24H pour la journée du jeudi 31 janvier 2013
pour l’ensemble des agents relevant du champ de la Fonction publique
territoriale.
Avec les autres organisations appelantes, la Fédération CGT des
Services publics est bien entendu disponible pour toute discussion de
nature à permettre la satisfaction des revendications des personnels.
Téléchargez le préavis