mercredi 24 juin 2015

Déclaration de la Fédération CGT des Services publics et de ses syndicats des personnels des Conseils régionaux



À l’occasion du congrès de l’Association des Régions de France, la Fédération CGT des Services publics et ses syndicats de conseils régionaux posent leurs exigences pour le service public et les personnels.




La loi du 17 janvier 2015 prévoit, au 1er janvier prochain, la mise en place d’une nouvelle carte des régions de France ramenant à 13 le nombre de régions métropolitaines.

Cette réforme a été décidée par le gouvernement sans aucune consultation ni des citoyens, ni des exécutifs des 16 conseils régionaux concernés par les futures fusions, ni des organisations syndicales des agents de la Fonction publique territoriale qui auront à la mettre en place.

A quelques mois de l’entrée en vigueur de cette réforme, ses modalités ne sont pas connues des personnels, notamment parce qu’elles dépendent en partie du projet de loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), encore en discussion au Parlement.
Face aux risques que cette réforme imposée par l’Etat central, improvisée et précipitée, fait courir tant au service public qu’aux agents qui sont en charge de le mettre en œuvre, la Fédération CGT des Services publics, avec ses syndicats des personnels des conseils régionaux, particulièrement ceux des 16 régions fusionnées, en appellent au respect des cinq principes suivants :

1) Maintien du plus haut niveau de service public au bénéfice des usagers des politiques régionales, y compris celles spécifiques à certains Conseils régionaux
La réforme, qui a d’emblée été présentée comme devant produire des économies en termes de dépenses publiques, ne doit pas conduire à pénaliser les publics concernés par les compétences des Régions : lycéen-ne-s, apprenti-e-s, usagers des trains régionaux, bénéficiaires de la formation professionnelle et particulièrement les demandeurs d’emploi, étudiant-e-s des formations sanitaires et sociales, associations, notamment.

2) Pas de mobilité géographique forcée pour les agents des conseils régionaux
Les agents ne doivent pas être contraints à la mobilité en fonction des nouveaux organigrammes. La mobilité doit demeurer un choix, faisant l’objet le cas échéant de dispositifs d’accompagnement. Cela suppose aussi la mise en place de réseaux territorialisés garantissant la présence des services sur l’ensemble du périmètre de chaque région.

3) Egalité de traitement entre tous les agents de la nouvelle collectivité
L’harmonisation des régimes des agents venus des précédentes régions devra conduire à ce que, conformément au Statut de la Fonction publique, à égalité de grade et d’emploi, tous les agents disposent du même régime indemnitaire et des mêmes avantages (protection sociale complémentaire, œuvres sociales, indemnité de restauration, congés, aménagement de la réduction du temps de travail, etc.).
_Si un délai d’adaptation peut être nécessaire pour arrêter les nouvelles dispositions dans le respect du dialogue social, la mise en œuvre de ce principe républicain d’égalité entre les agents devrait être effective dans le courant de l’année 2016.

4) Pas de perte de pouvoir d’achat pour les agents
L’harmonisation des régimes des agents doit être menée de façon à ce qu’aucun agent, à grade et emploi constant, ne voit sa situation dégradée en terme de traitement, de régime indemnitaire ou d’avantages conquis au sein de la collectivité d’origine (protection sociale complémentaire, œuvres sociales, indemnité de restauration, etc.).

5) Maintien de l’emploi
Au regard des besoins de service public, le maintien des effectifs est un socle qui doit être garanti dans les nouvelles régions. La situation des personnels non-titulaires doit être considérée avec une attention particulière et les collectivités doivent considérer la pérennité de leurs emplois comme une priorité, ce qui suppose des politiques volontaristes de titularisation.

Alors que le projet de Loi NOTRe arrive en seconde lecture devant l’Assemblée nationale, la Fédération CGT des Services publics, avec ses syndicats des personnels des conseils régionaux, demande aux député-e-s de s’engager à traduire — notamment au sein des futurs articles 35 et 37 — ces principes en dispositions garantissant leur respect.

Ils demandent particulièrement aux président-e-s des 16 actuelles régions concernées par les futures fusions de soutenir cette démarche auprès du Parlement. La Fédération CGT des Services publics et ses syndicats des personnels des conseils régionaux leur demandent de confirmer ce soutien en paraphant avec les représentants de leur personnel un protocole d’accord reprenant au minimum ces cinq principes.
Le 24 juin 2015

Téléchargez la déclaration

vendredi 10 avril 2015

Eloge des syndicats par Serge Halimi - Le Monde Diplomatique

Voici une article intéressant paru dans le Monde Diplomatique :

Puisque chacun prétend se soucier de l’envol des inégalités, pourquoi cette analyse du Fonds monétaire international (FMI) est-elle passée à ce point inaperçue (1) ? En raison de ses conclusions ? Dans une étude présentée en mars dernier, deux économistes issues de ce temple du libéralisme relèvent « l’existence d’un lien entre la baisse du taux de syndicalisation et l’augmentation de la part des revenus les plus élevés dans les pays avancés durant la période 1980-2010 ». Comment expliquent-elles ce lien ? « En réduisant l’influence des salariés sur les décisions des entreprises », l’affaiblissement des syndicats a permis d’« augmenter la part des revenus constitués par les rémunérations de la haute direction et des actionnaires ».

Selon ces économistes du FMI, « une moitié environ » du creusement des inégalités que les libéraux préfèrent traditionnellement attribuer à des facteurs impersonnels (mondialisation, technologies, etc.) découlerait du déclin des organisations de salariés. Doit-on s’en étonner ? Quand le syndicalisme, point d’appui historique de la plupart des avancées émancipatrices, s’efface, tout se dégrade, tout se déplace. Son anémie ne peut qu’aiguiser l’appétit des détenteurs du capital. Et son absence, libérer une place qu’envahissent aussitôt l’extrême droite et l’intégrisme religieux, s’employant l’une comme l’autre à diviser des groupes sociaux dont l’intérêt serait de se montrer solidaires.

Or l’effacement du syndicalisme ne tient ni du hasard ni de la fatalité. En avril 1947, alors que l’Occident s’apprête à connaître trente ans de prospérité un peu mieux partagée, Friedrich Hayek, un penseur libéral qui a marqué son siècle, dresse déjà la feuille de route de ses amis politiques : « Si nous voulons entretenir le moindre espoir d’un retour à une économie de liberté, la question de la restriction du pouvoir syndical est une des plus importantes. » Hayek prêche alors dans le désert, mais quelques décennies plus tard, grâce à l’intervention directe — et brutale — de deux de ses admirateurs, Ronald Reagan et Margaret Thatcher, lors de conflits du travail marquants (les contrôleurs aériens américains en 1981, les mineurs britanniques en 1984-1985), le « pouvoir syndical » a rendu l’âme. Entre 1979 et 1999, le nombre annuel de grèves impliquant au moins mille salariés passe aux Etats-Unis de deux cent trente-cinq à dix-sept, celui des jours de travail « perdus », de vingt millions à deux millions (2). Et la part du salaire dans le revenu national recule... En 2007, sitôt élu président de la République, M. Nicolas Sarkozy fait à son tour voter une loi restreignant le droit de grève dans les services publics. L’année suivante, il pavoise tel un gamin hilare : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit. »

En bonne logique, l’étude du FMI aurait dû insister sur l’urgence sociale et politique de renforcer les organisations de salariés. Elle estime plutôt qu’« il reste à déterminer si l’accroissement des inégalités dû à l’affaiblissement des syndicats est bon ou mauvais pour la société »... Ceux qui ont déjà une petite idée de la réponse en tireront sans effort la conclusion qui s’impose.

mardi 24 mars 2015

9 avril 2015 - journée d'action nationale interprofessionnelle





NON AUX POLITIQUES D’AUSTERITE, OUI AU DEVELOPPEMENT DES SERVICES PUBLICS !

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires appellent l’ensemble des salariés du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

En cohérence avec la déclaration unitaire des organisations de la Fonction publique (CGT, FO, FSU, Solidaires, FAFP), les organisations syndicales CGT, FO, FA-FPT, FSU et SUD de la Fonction publique territoriale répondent à cet appel.

Il s’agit de s’engager dans un processus de mobilisation pour contrer l’austérité budgétaire renforcée par le Pacte de responsabilité, qui s’appliquent aux collectivités territoriales, aux fonctionnaires et aussi aux citoyens :
- Avec la réforme territoriale et la prochaine loi NOTRe, qui se traduit par la désorganisation des collectifs de travail dans de nombreux services, par l’augmentation des inégalités entre territoires.
- Avec les fusions des services, les mobilités forcées, l’augmentation de la souffrance au travail, l’absence de consultation des salariés et des fonctionnaires.
- Avec des pertes massives d’emplois de personnels territoriaux et par des atteintes fortes aux droits collectivement acquis des agents.
- Avec le plan d’économies de 11 milliards pour les collectivités territoriales d’ici 2017, qui poursuit la réduction des investissements locaux, des effectifs et de la masse salariale sans se préoccuper des besoins des populations.
- Avec le gel des salaires et du point d’indice depuis plus de 5 ans, ce gel qui accentue la perte considérable du pouvoir d’achat des fonctionnaires et contractuels.


Toutes ces mesures sont liées à la poursuite des politiques d’austérité, massivement rejetée par les fonctionnaires et les contractuels. Avec les organisations syndicales CGT, FO, FA-FPT, FSU et SUD de la Fonction publique territoriale, elles et ils revendiquent :
- L’augmentation générale des traitements
- L’arrêt des restructurations, des suppressions de postes et la création des emplois nécessaires.
- Un plan d’investissement public pour relancer l’économie
- Les moyens financiers à la hauteur des besoins pour l’ensemble des secteurs (aide à la personne, petite enfance, ...)


Le jeudi 9 avril 2015, par la grève interprofessionnelle et dans les manifestations, faisons-nous entendre !

Toutes les infos sur le site de la Fédération CGT des Services publics 

jeudi 12 février 2015

Comité technique du 19 février 2015

Le prochain Comité technique se réunira le jeudi 19 février.
Voici son ordre du jour :
- Adoption du Règlement intérieur
- Avis : Protocole d’accord sur l’exercice du droit syndical
- Avis : Plan de prévention des Risques psychosociaux
- Information : présentation du bilan social 2013

Si vous avez de questions ou des remarque à faire remonter, vous pouvez nous contacter :
syndicatcgt_at_regioncentre.fr


mercredi 7 janvier 2015

La CGT horrifiée par l’attentat meurtrier à Charlie-Hebdo


Après l’odieux attentat ayant fait plus d’une dizaine de morts et plusieurs blessés au siège de l’hebdomadaire Charlie-Hebdo, ce mercredi matin, la direction confédérale de la CGT, son journal La Nouvelle Vie Ouvrière, et le SNJ-CGT, horrifiés, tiennent à assurer l’ensemble des journalistes et des personnels du journal, ainsi que tous leurs proches, de leur totale solidarité.


Profondément choquée par cet acte odieux, attristée et en colère, la CGT rappelle et salue le courage de ces hommes et ces femmes qui chaque jour, chaque semaine, malgré les intimidations et les menaces, défendent la liberté de pensée et la liberté d’expression dans notre pays.

Elle souhaite que les assassins soient au plus vite arrêtés et jugés, et que toute la lumière soit faite sur leurs motivations, ainsi que sur les conditions ayant permis que le siège de l’hebdomadaire ait pu être ainsi attaqué.

La CGT appelle à un rassemblement, ce mercredi 7 janvier, à 17 heures, Place de la République, à Paris.

Des rassemblements s'organisent aussi en région :
Orléans : Place de la République à 18 H
Tours : Place Jean Jaurès à 18 H
Bourges : Place Cujas à 18 H 30


mardi 9 décembre 2014

Elections professionnelles du 4 décembre 2014 : résultats






La CGT est la 1ère force syndicale au Conseil régional du Centre,
avec 27,72 % des voix en Comité technique (seule commission qui regroupe tous les agents).
C’est mieux qu’aux élections de 2008.
Nous gardons 4 élus CGT.

La CGT est 1ère en CAP C,
avec 28,67 % des voix.
C’est mieux qu’aux élections de 2008.
Nous gardons 2 élus CGT.

Par contre, nous perdons un siège en CAP B.
Il n’y aura donc aucun élu CGT en CAP B pendant 4 ans.

Enfin, en CAP A, notre résultat est en très légère baisse
mais nous gardons notre élu.


Vos élus CGT
La CGT est la seule force syndicale avec des élus du siège et des lycées en nombre égal.

7 élus du siège, 7 élus des lycées : pour nous, être représentatif, c’est ça !
 
Comité technique
Titulaire
ROUSSET
Bastien
Attaché principal
Dir. de l'Artisanat et de l'Economie Solidaire
Titulaire
SALLEAU
Dominique
Technicien territorial
LP d'Alembert - Issoudun (36)
Titulaire
CHERIFF
Lise
Attaché Territorial
Direction de la Formation Professionnelle
Titulaire
FERREIRA
Bernardin
ATTEE 1ère cl
LP Henri Becquerel - Tours (37)
Suppléant
COURBARIEN
Cédric
Attaché Territorial
Conseil Eco, Social et Environnemental régional
Suppléant
VINCENT
Florence
ATTEE 1ère cl
Lycée Rollinat - Argenton-sur-Creuse (36)
Suppléant
CHEREAU
Claudia
ATTEE 1ère cl
Lycée Choiseul - Tours (37)
Suppléant
IDRISSI
Hamed
ATTEE 2ème cl
Lycée Jean Zay - Orléans (45)





CAP C
Titulaire
CHEREAU
Claudia
ATTEE 1ère cl
Lycée Choiseul - Tours (37)
Titulaire
SALVADOR
Bruno
Adj techn princ 2
Cabinet
Suppléant
PETITPEZ
Eric
ATTEE 1ère cl
Lycée George Sand - La Châtre (36)
Suppléant
CHABOT
Nadège
Adj adm princ 2
Direction des Lycées et de l'Action Educative





CAP A
Titulaire
COURBARIEN
Cédric
Attaché Territorial
Conseil Eco, Social et Environnemental régional
Suppléant
ROUSSET
Bastien
Attaché principal
Dir. de l'Artisanat et de l'Economie Solidaire




Ces élus, vous les connaissez, ce sont eux qui participent activement aux réunions et à la distribution d’information syndicale au siège et dans les lycées.
Cette connaissance de la réalité et des conditions de travail de tous les agents restera notre principale force pour les 4 années de ce mandat.


Un taux de participation en baisse dans les lycées.
Le taux de participation en Comité technique est en grande baisse : 39,44 % en 2014, contre 53,91 % en 2008, soit près de 400 votants en moins. Et c’est très en dessous de la moyenne nationale !

Pourtant, en CAP A et B (c’est-à-dire presque uniquement des agents du siège), les taux de participation sont les mêmes qu’en 2008, voire supérieurs, autour de 80 %.

Cela prouve qu’il n’y a pas de désengagement général des agents pour les élections, mais bien un système de vote beaucoup plus adapté aux agents du siège qu’aux agents des lycées.
La CGT avait demandé un accompagnement dans les lycées pour ce vote, notamment sur la journée du 4 décembre, afin de garder un caractère important à l’acte de vote et d’éviter les éventuelles difficultés techniques.
La Région s’y était engagée mais elle ne l’a pas fait.



Nous remercions tou(te)s les adhérent(e)s, non-adhérent(e)s et tou(te)s les candidat(e)s qui ont participé à cette élection.
Et bien sûr, nous remercions les électeurs et les électrices qui ont fait de la CGT la 1ère force syndicale, au Conseil régional du Centre comme dans toute la fonction publique territoriale.