mardi 10 juin 2014

Hollande, ta réforme territoriale, on n’en veut pas !


Après la réforme territoriale de Sarkozy en 2010, après la loi de métropolisation du 28 janvier 2014, la réforme territoriale voulue par François Hollande attaque la République décentralisée et ses fondements : proximité, libre administration, absence de tutelle d’une collectivité sur une autre, autonomie financière, solidarité nationale, démocratie locale.

Pour la CGT, la majorité actuelle, comme la précédente, ne répond pas à l’ambition d’une organisation territoriale sociale et démocratique, et d’un service public à la hauteur des besoins.
Aucune réforme de progrès n’est possible quand l’objectif recherché est de réaliser 11 milliards d’économies sur le service public territorial  ! Et cela pour financer le Pacte de responsabilité et de nouveaux cadeaux au patronat.

Le 26 juin, toutes et tous dans l’action, par la grève et dans les manifestations interprofessionnelles, pour dire NON à l’austérité et OUI au service public, à l‘emploi et à l’augmentation des salaires  !

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Réforme territoriale : une étape supplémentaire dans le sens de l’austérité et du recul démocratique


Fidèle à ses annonces lors de sa conférence de presse du 14 janvier dernier, le président Hollande poursuit à la hussarde la désorganisation territoriale de la République, la mise en concurrence des territoires, l’inégalité entre les citoyens avec précipitation et dans un déni total de démocratie.
Alors que le projet de loi de clarification de l’organisation territoriale de la République devrait être débattu au Parlement à l’automne, le Président égratigne la démocratie représentative en appelant les parlementaires à ne pas « tergiverser » et à adopter promptement la nouvelle carte des régions qui passerait en métropole de 22 à 14 dès 2015.

Pire, le Président persiste dans son refus de soumettre le projet de loi à référendum, alors que 58 % des personnes interrogées considèrent qu’il doit faire l’objet d’une consultation directe selon le dernier sondage IFOP réalisé du 15 au 19 mai dernier.

La finalité du « big bang » territorial n’est pas d’améliorer l’efficacité des Services publics pour répondre aux besoins des populations et pour un aménagement durable du territoire mais bel et bien de satisfaire aux injonctions du Traité de stabilité. Le but principal est de financer les cadeaux au patronat en concentrant les pouvoirs, en réduisant drastiquement à hauteur de 11 milliards le montant des dotations de solidarité aux collectivités locales, aggravant d’autant les méfaits des politiques d’austérité.

La création des métropoles, les intercommunalités imposées, la réduction des pouvoirs et capacités d’action des communes en proximité, la mort programmée des départements par transfert de leurs compétences aux métropoles, aux régions, aux structures intercommunales, l’avènement de super-régions, la mutualisation des services, autant d’évolutions qui produiront des résultats désastreux.
Dans l’immédiat, c’est déjà la guerre des chefs pour savoir qui conservera le pouvoir et le titre de président de région, ce sont les divergences locales pour déterminer l’implantation de la capitale régionale, l’exacerbation des identités régionales au détriment de l’unité républicaine. Ce sera aussi et surtout la diminution des prestations sociales et la perte de missions essentielles à la population.
Au final, à n’en pas douter, cette réforme risque de se traduire par un gonflement de la facture fiscale et de la tarification des Services publics pour les ménages afin de faire face aux surcoûts éludés de la réforme, par des pertes massives d’emplois de personnels territoriaux et par des atteintes fortes aux droits collectivement acquis des agents.

La Fédération CGT des Services publics exige l’arrêt de ce processus de destruction du Service public et de la démocratie de proximité.

La Fédération CGT des Services publics est disponible au côté de toutes les composantes du mouvement syndical, associatif, des élus, des partis politiques républicains pour faire échec à cette réforme et obtenir la légitime consultation démocratique des citoyens sur le devenir de l’architecture territoriale. D’ores et déjà, elle appelle les agents territoriaux à faire irruption dans les luttes et à s’inscrire dans la journée de mobilisation nationale interprofessionnelle du 26 juin pour assurer l’avenir de la démocratie de proximité, du Service public territorial et des emplois qui le font vivre.

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mercredi 7 mai 2014

CTP du 15 avril 2014 : Compte-rendu





1 – Evolution de l’organisation de la Direction des Lycées et de l’Action Educative.
Les documents présentés en CTP : Evolution DLAE, Organigramme DLAE

Comme évoqué lors de la préparation en Intersyndicale CGT-FO-FSU-UNSA, l’UNSA (bien implantée dans cette Direction générale) est intervenue pour indiquer que les agents étaient globalement satisfaits de la méthode et de l’information sur cette évolution. Quelques inquiétudes subsistent sur la séparation entre la maintenance et l’EMOP.

Avis favorable à l’unanimité

2 – Expérimentation du télétravail pour les agents en situation de handicap.
Les documents présentés en CTP : Rapport, Charte, Protocole individuel

La Région évalue à une dizaine le nombre d’agents susceptibles d’être intéressés par cette expérimentation.

Avis favorable à l’unanimité 

 

Questions diverses :
La CGT est intervenue sur le problème des systèmes de comptage du temps de travail des agents des lycées : Les gestionnaires n’ont pas toujours les bonnes méthodes de comptage car ils ne sont pas formés, contrairement aux agents d’encadrement.
La CGTY demande qu’une information soit faite à destinations des responsables d’établissements.

Réponse de la Région : effectivement, c’est un problème constaté. La Région va refaire une information.

15 mai 2014 dans la Fonction publique : une mobilisation essentielle




Toutes les infos sur le site de la Fédération CGT des Services publics

 

mercredi 16 avril 2014

CAP du 11 avril 2014 : compte-rendu

CAP A :
La CGT a rappelé la jurisprudence administrative (TA Nice du 10 décembre 2010) qui affirme que l’employeur engage sa responsabilité en rajoutant irrégulièrement des conditions d’avancement de grade qui n’existent pas dans le cadre d’emploi.

Nous avons à nouveau demandé à la Région d’arrêter de bloquer l’accès à certains grades par des conditions d’emplois et de missions qui n’existent pas dans le Statut, notamment en catégorie B.

CAP B :
En amont de la réunion, la CGT a demandé des informations sur la promotion interne en rédacteur. « Une fois de plus, le Président du Conseil régional propose une seule inscription sur la liste d’aptitude de rédacteur alors que 27 agents sont promouvables et que la région dispose de 5 quotas.
Est-ce à dire que les 4 quotas restant sont à destination d’agents ayant reçu un avis favorable qui trouveraient un poste de rédacteur durant l’année, comme c’était le cas pour les techniciens l’an passé ? »
Nous avons également demandé un suivi de ces nominations « au fil de l’eau » et des quotas non utilisés (donc perdus), comme ça a été le cas l’année dernière.

Rappel : en 2013, malgré notre insistance, la Région a refusé à inscrire sur la liste d’aptitude les agents promouvables au choix. Ce système aurait permis de ne pas perdre de quotas et de permettre aux agents ainsi inscrits sur la liste d’aptitude d’être nommé rédacteur directement en cas de mobilité sur un poste correspondant à ce grade dans les 3 années suivantes.

CAP C :
La CGT est intervenue pour dénoncer la polyvalence à outrance dans les lycées et les risques de déclassement des agents.

lundi 17 mars 2014

Le 18 mars : mobilisons-nous


 Déclaration des organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires 

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires se sont rencontrées le 21 février 2014.
Face à la situation sociale vécue par les salariés du privé et du public, les privés d’emploi et les retraités de notre pays, elles décident de faire du 18 mars une journée interprofessionnelle de mobilisation massive. Elles les appellent à prendre toute leur place dans cette journée d’action tant sur leur lieu de travail que dans les territoires.

Elles invitent à rechercher l’unité d’action la plus large pour exiger des mesures urgentes en faveur des salaires, de l’emploi, de la protection sociale et du service public.

La stagnation du SMIC et le gel du point d’indice des fonctionnaires sont intolérables et handicapent gravement la relance économique. L’augmentation des salaires dans le public comme dans le privé est donc une priorité.

Les entreprises reçoivent plus de 172 milliards d’aides publiques sous la forme d’allègements ou d’exonérations fiscales et sociales, sans aucune conditionnalité ni évaluation de l’efficacité de ces aides en matière d’emploi et d’investissements, et sans contrôle. L’ensemble de ces aides doit être remis à plat et évalué économiquement et socialement.

La relance de l’emploi passe par un plan socialement utile, d’investissements industriels, de sécurisation de l’emploi pour les salariés, de création d’emplois de qualité, de relance du pouvoir d’achat et de développement des services publics.

Nos organisations considèrent que les annonces liées au "Pacte de responsabilité", et en particulier les 50 milliards d’euros d’économies programmées, répondent d’une logique inacceptable d’austérité et attaquent inévitablement le financement des services publics, de la protection sociale et de la solidarité nationale alors que les besoins sociaux augmentent.

Nos organisations réaffirment que la protection sociale est un droit universel. Celle-ci est partie intégrante du salaire socialisé. Supprimer la cotisation des entreprises à la branche famille conduit de fait à le diminuer. Elles s’opposent au transfert du financement de la branche famille des entreprises vers la fiscalité des ménages (y compris par la fiscalité locale). Elles réaffirment leur attachement aux droits familiaux financés par la branche famille de la sécurité sociale. C’est un des éléments qui concourt à l’égalité entre les femmes et les hommes en favorisant l’accès au travail des femmes.
Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires appellent l’ensemble des salariés, chômeurs et retraités à se mobiliser et à participer massivement aux actions interprofessionnelles de manifestations, rassemblements et grèves du 18 mars.

Téléchargez le tract de la Fédération CGT des Services publics

jeudi 13 mars 2014

Lutte contre le Front National et l'extrême-droite


 L’imposture sociale.

Il est de la responsabilité du syndicalisme de combattre la stratégie de ceux qui cultivent le rejet de l’autre et la division des salariés, pour mieux cacher leur incapacité à tracer des perspectives d’avenir et de justice sociale.

Téléchargez le 4 pages de la Fédération CGT des Service Publics.



Agents de la Fonction publique territoriale,
voilà ce que le FN pense vraiment de vous :

Le Front national se présente depuis quelque temps comme un ardent défenseur des fonctionnaires.
Première organisation syndicale dans la Fonction publique territoriale, la CGT vous informe sur la réalité de ses prises de position…
« Il faut absolument réduire massivement la fonction publique territoriale »
(interview de M. Le Pen du 30 octobre 2011, Grand jury RTL/LCI/Le Figaro).

« Les collectivités territoriales devront maîtriser leurs effectifs et présenter chaque année au préfet de leur département pour les plus importantes d’entre elles (régions, départements, intercommunalités et communes de plus de 10 000 habitants) un plan impératif de réduction ou de stabilisation de leurs effectifs. » (Programme politique du Front National).

« Depuis un certain nombre d’années, on ment aux Français. On supprime des fonctionnaires d’Etat, des gens qui sont essentiels au bien-être de la population, des policiers, des médecins, des gendarmes, des agents pénitentiaires et parallèlement on embauche le double de fonctionnaires territoriaux qui, en réalité, sont là pour préserver des seigneuries, des systèmes féodaux pour continuer à mettre en place le clientélisme au bénéfice d’un certain nombre d’élus politiques. […] Je pense qu’il faut limiter la fonction publique territoriale parce qu’il ne m’apparaît pas qu’elle serve à la population » (Marine Le Pen, BFM TV – 25 mars 2011).


Le 21 février 2013, Marine Le Pen a critiqué l’annonce gouvernementale d’abrogation du jour de carence au motif que cette mesure « agrandirait la différence entre le privé et le public » (interview sur France 2).

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